Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Doris Larouche
Audio fil du jeudi 14 mars 2019

Apprendre tout en aidant au Guatemala

Publié le

Un volcan et le lac Atitlan au Guatemala
À partir du village San Antonio, au Guatemala, les étudiants ont pu admirer cette vue époustouflante du lac Atitlan.   Photo : Maxime Bergeron-Dubé

Maxime Bergeron-Dubé et huit autres étudiants en Soins préhospitaliers d'urgence du Cégep de Chicoutimi ont pu poser un regard différent sur le Guatemala. En janvier dernier, les futurs ambulanciers ont mis les pieds dans ce pays pour effectuer un stage dans un milieu à la réalité bien différente du Québec.

Au cours de cette expérience, le groupe a vécu une panoplie d’émotions, vivant des moments magiques, tout comme des moments plus difficiles. À Guatemala City, les étudiants ont eu la chance monter dans des ambulances afin d’aider les paramédicaux à intervenir lors d’accidents ou auprès des personnes souffrant de divers problèmes de santé. Les étudiants ont également pu observer le personnel médical à l’oeuvre dans les départements d’urgence et d’obstétrique du centre hospitalier de la ville d’Escuintla.

Trois étudiants québécois tenant chacun un bébé
Maxime Bergeron-Dubé (à gauche) et deux autres étudiants ont vécu des moments magiques, comme la naissance de ces bébés, lors de leur stage au département d’obstétrique de l’hôpital d’Escuintla, au Guatemala.   Photo : Jacob Lacroix

Ce stage a amené son lot de défis aux étudiants de Saguenay. La réalité médicale est très différente au Guatemala par rapport au Québec. Selon les observations de Maxime Bergeron-Dubé, les normes ne sont pas les mêmes, tout comme les méthodes de travail. Ça demande beaucoup de débrouillardise, affirme-t-il. Quand on intervient, on n’a pas tous les outils ni tous les médicaments qu’on voudrait avoir. […] On se rend compte que les Guatémaltèques ont beaucoup de connaissances pour pallier le fait qu’ils ont moins d’outils. Le jeune précise par contre que les connaissances médicales de ce peuple sont similaires à celles des Québécois.

L'hôpital de la ville d'Escuintla au Guatemala
Les neuf étudiants ont fait une partie de leur stage dans l’hôpital de la ville d’Escuintla, au Guatemala.   Photo : Tommy Potvin
L'intérieur d'une ambulance
C’est dans un véhicule d’urgence comme celle-ci que les ambulanciers travaillent à Guatemala City, au Guatemala.   Photo : Julie McNicoll

Toujours selon le voyageur, le métier d’ambulancier est très bien perçu au Guatemala. C’est une grande fierté pour les Guatémaltèques de faire ce travail, soutient-il. On travaillait avec des gens qui sont bénévoles et qui paient leurs uniformes et leur matériel. [...] Ce sont des gens qui sont extrêmement motivés et qui font ça par passion et pour aider.

En dehors des stages, les étudiants étaient hébergés dans des familles guatémaltèques, à Antigua. L’accueil chaleureux des habitants plu au Saguenéen qui a beaucoup apprécié cette proximité avec le peuple pour s’imprégner de la culture et des paysages du pays. Ils ont pu faire différentes randonnées sur des volcans ou encore profiter de balades en bateau sur des lacs.

Un bateau sur le lac Atitlan avec des volcans en arrière-plan
Les étudiants ont pu admirer la beauté du lac Atitlan, au Guatemala, et le volcan San Pedro en arrière-plan.   Photo : Maxime Bergeron-Dubé

Le retour à la réalité québécoise ne se fait pas sans heurt pour certains des futurs ambulanciers. Une chose est sûre, tous reviennent de cette expérience enrichissante avec un nouveau bagage.

Ça nous permet de nous rendre compte qu’on n’est pas dépendants de nos outils. On est, avant tout, des gens qui développent un esprit de cliniciens. Pour intervenir sur nos patients, on est capables de faire une grande partie de notre travail avec nos observations et nos connaissances seulement.

Maxime Bergeron-Dubé

Pour le jeune homme, ce stage en coopération internationale était une première, mais ce n’est certainement que le début d’une série d’expériences du genre. C’est sûr que je vais courir après des occasions pour refaire ce type d’expériences, conclut-il.

Les étudiants en randonnée avec des volcans en arrière-plan
Les étudiants ont profité de leur passage au Guatemala pour faire une randonnée sur le volcan de Pacaya.   Photo : Jacob Lacroix

Questions en rafale avec Maxime Bergeron-Dubé

  • Une découverte culinaire? Je dirais le burger du Pappy’s BBQ à Antigua ou même les tacos du Monoloco.
  • Un incontournable? Le volcan Pacaya, où on peut faire une randonnée extraordinaire et où on peut voir de la lave couler.
  • Que faut-il essayer? Le café est extraordinaire dans ce pays et je pense que faire un tour d’ambulance est une belle expérience.
  • Quelle émotion vous a le plus habité pendant cette expérience? Un bien-être généralisé à tous les jours.
  • Ce qui vous émerveillait le plus dans votre quotidien? Regarder au loin et voir des volcans partout. Le paysage était extraordinaire.
  • Ce qui vous manquait le plus de votre terre natale? Les installations sanitaires. Toilettes et douches, ce n’était pas la même chose!
  • Vous sentiez-vous accepté par les Guatémaltèques? Vraiment. C’est un peuple super accueillant.
  • Prochaine destination? J’ai beaucoup de projets en tête. J’aimerais bien aller en Australie et en Nouvelle-Zélande, mais il n’y a rien de prévu pour l’instant.
La ville d'Antigua avec un volcan en arrière-plan
La ville d’Antigua, au Guatemala, offre un panorama magnifique du volcan Agua.   Photo : Charles-Alexandre Roussel

Chargement en cours