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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 8 décembre 2018

Schefferville : une ligne de train contrôlée par les Autochtones

Publié le

Le train Tshiuetin, qui relie Sept-Îles à Schefferville
Le train Tshiuetin, qui relie Sept-Îles à Schefferville   Photo : Louis Moulin

La ville de Schefferville a pratiquement été fermée en 1982 après la fin de la majorité de l'activité minière. De 4500 habitants à sa période la plus faste, la ville a vu sa population diminuer à moins de 300 personnes en quelques mois. Depuis, une partie de la communauté innue, présente depuis plus de 5000 ans sur ce territoire, a repris le contrôle de la ville et de son chemin de fer. La ligne de train nommée Tshiuetin (Le vent du Nord), entre Schefferville et Sept-Îles, est au cœur de la relance économique de la région, selon ce que nous explique le journaliste Guy Bois.

Plusieurs maisons et bâtiments avaient été abandonnés après le départ des grandes minières, selon le journaliste de Radio-Canada, mais la communauté locale les a réclamés et rénovés. Il y a plus de 1500 Innus qui habitent maintenant à proximité du centre de la ville, en plus des Québécois de descendance européenne qui travaillent surtout dans les mines.

Carte de l'est du Québec où l'on voit Sept-Îles au sud et Schefferville au nord.
Un avion d'Exact Air s'est écrasé en fin de journée, dimanche, à une dizaine de kilomètres de Schefferville. Photo : Radio-Canada

Les communautés autochtones ont aussi repris le contrôle du chemin de fer qui se rend jusqu’à Schefferville à la suite d'une menace de fermeture au milieu des années 2000. La majorité des employés du train, que ce soient des mécaniciens ou des chauffeurs, sont désormais des Autochtones.

Sans le train, c’est une ville complètement enclavée.

Guy Bois, journaliste à Radio-Canada

Schefferville n’a pas de route pour la connecter au reste de la province, elle est donc dépendante du train pour la majorité de son approvisionnement.

En plus d’être une nouvelle attraction touristique, le Tshiuetin dessert les territoires de chasse, par exemple, pour la population locale. Guy Bois raconte que le train s’arrête parfois en pleine forêt pour laisser descendre des passagers.

Son reportage à ce sujet sera présenté le 17 décembre prochain au Téléjournal, à ICI Radio-Canada Télé.

Un paysage présentant des étendues d'eau et de terre
Une vue de la communauté de Matimekosh-Lac-John Photo : Gracieuseté /Luc André

Aux portes du Nord géographique

Tout comme dans le Nord québécois, en Sibérie, le froid est très intense en ce moment. À Yakoutsk, les bâtiments publics ne ferment jamais afin d'offrir un refuge en tout temps aux passants en quête de chaleur. Il y a quelques jours, la journaliste Monique Durand s’est réfugiée quelques minutes dans une école à mi-chemin d'un court parcourt de 250 mètres à pieds qu'elle devait effectuer. Elle participait à un colloque international dont le thème était l’avantage du froid.

Elle raconte que la ville est couverte d'une condensation faite de pollution et d'humidité lors de grands froids. Son reportage sur son périple sibérien sera présenté bientôt dans les pages du quotidien Le Devoir.

Des gens assis et debout en habits d'hiver dans un tramway.
Des habitants de Yakoutsk derrières des vitres congelés d'un tramway le 29 novembre dernier alors que la ville de Sibérie a atteint une température de - 39 degrés Celsius. Photo : AFP/Getty Images/Mladen Antonov

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