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Montée de l’extrême droite : le double discours du président français

Samedi et rien d'autre

Avec Joël Le Bigot

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Montée de l’extrême droite : le double discours du président français

Audio fil du samedi 17 novembre 2018
Emmanuel Macron un micro dans la main, avec derrière le dessin d'une main tenant un rameau d'olivier.

Le président français, Emmanuel Macron, livre un discours lors de l'ouverture du Forum sur la paix, à Paris.

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Le double discours du président français Emmanuel Macron, qui a écorché la montée du nationalisme à l'occasion de la commémoration de l'armistice de 1918, a surpris le chroniqueur François Brousseau. En effet, le président oppose nationalisme et patriotisme, deux notions pourtant très liées, selon le journaliste de Radio-Canada.

Les réactions ont été vives à la suite de ce discours du président français le 11 novembre dernier, selon François Brousseau. Emmanuel Macron a évoqué, entre autres, l’émergence des nationalismes des années 1930, assimilant du même coup le nationalisme à la haine de l’autre.

Certains lui ont reproché de se poser en donneur de leçons ou encore d’avoir une position pro-Europe au détriment de la France. Il a pourtant raison sur certains points, selon le journaliste, qui propose un survol des principaux dirigeants mondiaux actuels liés à la recrudescence des idées de l’extrême droite.

Hongrie : Viktor Orban

À la suite des élections de 2014, il affirme les racines chrétiennes de l’Europe et s'oppose à l'immigration, déclarant défendre l'État-nation lors de la crise migratoire en Europe. Le gouvernement hongrois décide de la construction en juin 2015 d'une barrière entre la Hongrie et la Serbie.

Pologne : Jaroslaw Kaczynski

Il se pose en défenseur du catholicisme et de l'« ordre moral ». Sa volonté de rapprocher l'État et l'Église s'inscrit dans la tradition du pays, l'adoption de la religion chrétienne par Mieszko 1er étant considérée comme l'événement fondateur de l'État polonais.

Italie : Matteo Salvini

En tant que ministre de l'Intérieur, il appelle les immigrés « illégaux » à retourner dans leur pays d'origine et, à défaut d'obtempérer, il prévoit 100 000 expulsions par an. Avec son arrivée à la tête de la Ligue du Nord, l’ordre du jour du parti est devenu beaucoup plus national, souverainiste, anti-immigration et islamophobe, avec une récurrence très forte du thème de l’identité.

Turquie : Recep Tayyip Erdogan

Il s’est allié avec le Parti d’action nationaliste ou MHP, un parti d'extrême droite, quatrième force d’opposition pour les élections de 2018. La lutte entamée en 2015 par le pouvoir contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le débat sur le rétablissement de la peine de mort et les discours antieuropéens plaisent à un certain électorat.

Serbie : Aleksandar Vucic

En septembre 2018, dans un discours aux Serbes du Kosovo, il a déclaré : « Milosevic était un grand dirigeant serbe, il avait les meilleures intentions, mais nos résultats ont été bien pires. » Dans la vingtaine, il a servi comme ministre de l'Information sous le président autocratique et ultranationaliste Slobodan Milosevic.

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