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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 22 septembre 2018

La fin des hirondelles : les oiseaux insectivores en déclin

Publié le

Une hirondelle des granges
Les populations d'hirondelles rustiques, anciennement appelées l'hirondelles des granges, sont en forte diminution.   Photo : iStock

La diminution des populations de certaines espèces d'hirondelles, de martinets et d'engoulevents a atteint de 90 à 95 % au Québec, depuis 40 ans, selon le biologiste Jean-Sébastien Guénette, directeur général du Regroupement QuébecOiseaux. La diminution des populations d'insectes serait la première cause de ce déclin.

Les cabanes à hirondelles sont plutôt vides ces jours-ci. Cette espèce d'oiseaux insectivores se fait plutôt rare au Québec, contrairement à ce que l'on pouvait constater à la fin du 20e siècle.

Moins d'insectes, moins d'oiseaux

Même si la diminution des populations d’insectes est souvent mise en cause, très peu de données scientifiques permettent de comprendre la raison ou l’ampleur de cette diminution d'insectes puisque ceux-ci sont moins étudiés que les mammifères, par exemple.

Les changements climatiques sont souvent mentionnés. Évidemment, l’utilisation des pesticides, que ce soit en ville, en campagne ou même en forêt, aurait aussi un impact important sur les populations d’insectes, et d’oiseau [insectivores], par ricochet.

Jean-Sébastien Guénette, directeur général du Regroupement QuébecOiseaux

En plus de la diminution d’insectes, les martinets doivent probablement aussi leur décroissance à l’élimination de leurs sites de nidification habituels. En ville, ils ont l’habitude de se nicher dans les cheminées, mais celles-ci sont de plus en plus inutilisées et fermées.

Un engoulevent d'Amérique posé sur un poteau de bois.
Les engoulevents parcourent 20 000 kilomètres chaque année. Photo : Université de l'Alberta/Janet Ng

On a vu, dans certaines études, qu’il y a eu un changement dans l’alimentation, donc dans les types d’insectes [consommés par les oiseaux]. Par contre, ce n’est pas suffisant. Pour le martinet, l’engoulevent et certaines espèces d’hirondelles, on parle d'un déclin de 90 à 95 %, depuis 40 ans. C’est vraiment beaucoup. C’est même très inquiétant.

Jean-Sébastien Guénette, directeur général du Regroupement QuébecOiseaux

Références :

– Le site web du Regroupement QuébecOiseaux
– Abonnement papier ou numérique au magazine QuébecOiseaux
– La réédition de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, publiée par QuébecOiseaux, devrait paraître au printemps 2019

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