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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 15 septembre 2018

L’état d’urgence environnemental face aux changements climatiques

Publié le

Carcasse de deux bateaux de bois abandonnés
Le lac Poopó, en Bolivie, a été durement affecté par les changements climatiques en conjonction avec l'irrigation pour l'agriculture.   Photo : Reuters / David Mercado

Le monde a deux ans pour agir contre les changements climatiques, selon ce qu'affirmait lundi dernier le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, sinon, nous risquons d'affronter des « conséquences désastreuses ». « On a effectivement une trentaine d'années de retard », confirme Louis Fortier, biologiste et professeur en océanographie à l'Université Laval. « Plusieurs personnes pensent que la question climatique devrait être celle qui chapeaute toutes les autres », ajoute le journaliste Alexandre Shields.

En juin dernier, l'astrophysicien québécois Hubert Reeves affirmait qu'il ne s'inquiète pas pour la Terre en tant que telle, mais bien pour son aspect habitable. « On ne la retrouvera jamais comme elle était il y a 200 ans », disait-il sur les ondes de France Culture. « Il faut faire ce qu'il faut, comme si l'on était convaincu que l'on va arriver à garder cette planète habitable, même si l'on ne sait pas si c'est le cas. Il faut avoir cette attitude positive, un peu volontariste. »

« C'est certain qu'on a échoué pour les objectifs [de l'Accord] de Paris », précise Louis Fortier, directeur scientifique du réseau de centres d’excellence du Canada ArcticNet. Garder le réchauffement de la Terre à un niveau inférieur à 2 °C est désormais impossible, selon lui. « On est déjà hypothéqué pour trois ou quatre degrés », constate-t-il.

Est-ce qu'on va atteindre des températures critiques, des augmentations de cinq à six degrés de la température de la basse atmosphère de la planète?

Louis Fortier, biologiste et professeur à l'Université Laval

Depuis 2012 ou 2013, les choses semblaient assez positives avec la volonté affichée des gouvernements de limiter les carburants fossiles. Les émissions de CO2 ont d'ailleurs plafonné en 2016. Les données de 2017 devraient être publiées bientôt et la communauté scientifique espère que les prévisions, qui indiquent une augmentation des émissions de CO2, soient erronées.

La part des énergies renouvelables augmente de près de 15 % par année, ce qui est un élément positif, selon Louis Fortier, mais la différence avec l'utilisation des carburants fossiles est encore très grande.

Si l'on regarde dans l'ensemble du pays, ce que l'on voit à l'heure actuelle, ce sont des reculs en matière de lutte contre les changements climatiques.

Alexandre Shields, journaliste au quotidien « Le Devoir »

« Le Québec est en retard sur ses objectifs de lutte contre les changements climatiques, sur ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et le parti qui sera élu aura beaucoup de travail pour rattraper ces retards-là », raconte le journaliste Alexandre Shields.

Alexandre Shields est assis devant un microphone en studio.
Le journaliste en environnement du journal Le Devoir, Alexandre Shields Photo : Radio-Canada/Laurent Boursier

Références :

- Élections 2018 – La planète s'invite dans la campagne!, communiqué de presse du collectif La planète s’invite dans la campagne, 13 septembre 2018
- « 200 personnalités lancent un appel pour la planète », Le Soleil, 3 septembre 2018
- « Environnement. Réchauffement climatique : déjà trop tard ou encore temps? », L'Humanité, 3 août 2018
- « On ne peut pas compter sur les politiciens pour sauver la planète », dit Diane Dufresne, Radio-Canada, 3 septembre 2018
- Changements climatiques 2014 – Rapport de synthèse du GIEC (PDF)
- Accord historique sur les changements climatiques à Paris, communiqué de presse de la CCNUCC, 14 décembre 2015

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