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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 17 février 2018

Des adolescents conscientisés à se méfier des fausses nouvelles, avec Jeff Yates

Publié le

Jeff Yates au micro de Catherine Perrin
Jeff Yates   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Bonne nouvelle : la prochaine génération saura démêler le vrai du faux sur Internet. À tout le moins, des écoles commencent à accueillir en classe des journalistes conférenciers pour sensibiliser les jeunes à la nécessité de se méfier des fausses nouvelles. Le journaliste Jeff Yates, spécialisé en désinformation, a mis en œuvre le programme « #30sec avant d'y croire », lancé par la FPJQ auprès des élèves du secondaire. Décryptage.

Les compétences de recherche et la capacité à identifier les bonnes sources d'information sont plus que jamais nécessaires à l'ère numérique, devant la mutliplication des fausses nouvelles propagées sur les réseaux sociaux. « Les adolescents en sont très conscients », nous dit le chroniqueur Jeff Yates, qui croit néanmoins que les écoles doivent désormais intégrer à leur programme scolaire l'enseignement d'un regard critique à l'égard de l'information qui circule en ligne.

Notre objectif est d'inciter les jeunes à casser le réflexe de l'instantanéité, de les sensibilier à la nécessité d'attendre quelques secondes avant de publier une nouvelle qu'ils voient passer dans leur fil Facebook, le temps de se poser quelques questions de base : “D’où provient l’info? Qui la publie? Pourquoi ce média publie-t-il cela?”

Jeff Yates, chroniqueur en désinformation à Radio-Canada

Avec une classe de cinquième secondaire de Montréal-Nord, Jeff Yates a récemment analysé une photo prise en Norvège montrant à première vue des femmes voilées dans un bus, alors qu’il s’agissait de la forme des sièges et que l’autobus était vide. Cela a permis d'aborder une question cruciale : les préjugés des gens influencent leur perception des nouvelles. Dans ce cas-ci, une personne déjà convaincue de la « surprésence » de l'islam dans la société verra tout de suite dans cette image de quoi confirmer son opinion. Or, la vigilance est de mise, car cette photographie ne montre rien de tel.

Des sièges d'autobus vides ont été pris pour des femmes en burqa.
Des internautes anti-immigration confondent des sièges vides et des femmes en burqa.   Photo : Capture d'écran / Facebook

« Les fausses nouvelles ont toujours existé, conclut Jeff Yates, mais nous sommes dans une époque où elles se répandent plus vite qu’avant, à cause des réseaux sociaux. La bonne nouvelle est que nous trouvons des remèdes : les travaux réalisés par des spécialistes de la question améliorent notre compréhension du phénomène et les milieux scolaires sont de mieux en mieux sensibiliés à la question. »

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