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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 9 décembre 2017

Arctique : protéger la morue polaire

Publié le

La morue polaire (Boreogadus saida)
La morue polaire (Boreogadus saida)   Photo : Arctic Ocean Diversity

Poisson dominant dans l'Arctique, la morue polaire est victime des bouleversements de son écosystème au fur et à mesure que l'eau se réchauffe. Il faut observer cette situation de près, selon le professeur-chercheur en océanographie Louis Fortier, qui se passionne pour cette espèce essentielle à l'alimentation de nombreux mammifères et oiseaux marins.

Réunis au Centre des congrès de Québec pour la conférence internationale Arctic Change, plus de 1500 scientifiques du monde entier vont notamment discuter du cas de la morue polaire cette fin de semaine. L'équipe québécoise de Louis Fortier est, avec une poignée de chercheurs de la Norvège, spécialiste de cette espèce, sur laquelle l'attention des scientifiques du monde entier se porte de plus en plus.

Petite morue qui ressemble un peu au poulamon, la morue arctique est riche en lipides, lesquels sont nécessaires à de nombreuses espèces, comme le narval ou le béluga, pour accumuler des gras leur permettant de traverser l'hiver. « Toute la chaîne trophique pourrait être affectée si la morue polaire diminuait en abondance », dit Louis Fortier.

La morue polaire est un poisson très important dans l'écosystème pélagique, l'écosystème du large des mers arctiques. Elle est responsable du transfert de 75 % de l'énergie entre le zooplancton et les mammifères et les oiseaux marins. Si elle disparaît, les phoques qui nourrissent l'ours polaire vont être remplacés par d’autres espèces, même chose pour les poissons et les oiseaux marins. Les conséquences pourraient être graves.

Louis Fortier, professeur-chercheur en océanographie à l’Université Laval et directeur scientifique du Réseau de centres d’excellence ArcticNet
L'océanographe Louis Fortier
L'océanographe Louis Fortier   Photo : Keith Lévesque

Au micro de Joël Le Bigot, Louis Fortier aborde aussi la question des risques d’exploitation du pétrole en mer (offshore) et l'espoir qu'ont les scientifiques de voir les énergies renouvelables prendre la place des énergies fossiles, ainsi que les recherches au sujet des populations inuites qui s'alimentent de mammifères de l'Arctique. L'Arctique est l'une des priorités internationales des chercheurs, apprend-on, pour des raisons autant économiques que climatiques et stratégiques.

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