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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 4 novembre 2017

Le parc national Tursujuq : protéger la faune avant tout

Publié le

Vue sur les chutes Nastapoka, dans le parc national de Tursujuq
Vue sur les chutes Nastapoka, dans le parc national de Tursujuq   Photo : Parc national Tursujuq

Des kilomètres de taïga, de rochers magnifiques et de paysages vallonneux : voilà entre autres ce que l'on peut voir dans le nouveau parc national Tursujuq, inauguré cette semaine au Nunavik. « La population de phoques communs d'eau douce qui y vit sera enfin protégée », assure Alain Branchaud, de la Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec.

À la fin du processus de délimitation du parc national, on s’est assurés que sa superficie soit doublée pour inclure presque l’entièreté du bassin versant de la rivière Nastapoka, qui inclut des populations de phoques d’eau douce, dont le caractère de biodiversité est unique au monde, absolument méconnu, et qu’il faut protéger.

Alain Branchaud, directeur général de la Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec
Alain Branchaud, directeur général de la Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec
Alain Branchaud, directeur général de la Société pour la Nature et les Parcs du Canada, section Québec Photo : Radio-Canada/Laurent Boursier

En plus de ses vastes espaces de taïga, le nouveau parc national contient deux grands lacs, notamment le lac Wiyâshâkimî, autrefois connu sous le nom de lac à l’Eau claire, qui est le deuxième plus grand lac du Québec, « un peu plus gros que le lac Saint-Jean ». Fait intéressant : cette superficie est due à deux impacts d'immenses météorites il y a des milliers d’années.

Un projet environnemental et touristique
Si la projet a d'abord été mis en place selon les nécessités environnementales, le tourisme d’aventure n’est pas négligé. « Il n’est pas facile pour les gens du sud de la province de s’y rendre et, pour l’instant, ceux qui osent sont en faible nombre, mais les possibilités de développement sont immenses. »

Les Cris et les Inuits, qui habitent et exploitent ce territoire depuis des milliers d’années, ont collaboré de près avec le Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs pour la mise en place du parc national et s’impliquent dans sa gestion. C’est d’ailleurs l’un des rares territoires québécois où ces deux nations se côtoient : un important lieu de croisement culturel.

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