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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 21 octobre 2017

Les Québécois sont fous de l’ornithologie

Publié le

Un petit oiseau se pose sur la lentille d'un appareil photo, sur fond bleu.
La photographie d'oiseaux est l'une des activités des ornithologues, très nombreux au Canada.   Photo : iStock

Deux millions de personnes s'intéresseraient à l'ornithologie au Québec. C'est près d'une personne sur cinq. « Toutefois, les ornithologues sont inquiets, dit Jean-Sébastien Guénette, directeur général du Regroupement QuébecOiseaux. Certaines espèces, comme les hirondelles, sont en profond déclin. »

« Des rapports sur l’état des populations d'oiseaux au Canada et en Amérique du Nord montrent que tous les oiseaux insectivores sont en déclin, et c’est inquiétant. Il y a moins d’insectes qu’il y a 15 ou 20 ans sur notre territoire, à cause des insecticides, notamment. » Les ornithologues québécois, réunis en congrès à la fin octobre grâce à Regroupement QuébecOiseaux, sont préoccupés.

Par contre, ils ont de nombreuses raisons d'être fiers de leur communauté : le Québec est considéré comme étant à l'avant-garde de l'ornithologie. L'une des technologies les plus utilisées actuellement par les ornithologues du monde entier, la plateforme eBird, a été en partie conçue en s'inspirant des travaux du Québécois Jacques Larrivée, qui a mis en place dans les années 70 une première banque de données ornithologiques appelée Époque.

« Élaborée par l'Université Cornell, eBird a révolutionné l’ornithologie, selon Jean-Sébastien Guénette. C'est un réseau mondial sur lequel les ornithologues publient leurs observations. Des applications numériques ont aussi été créées dans la foulée pour alerter la communauté quand un oiseau rare est observé à proximité; eBird a permis l'émergence d'un important phénomène de science citoyenne. »

Une discipline qui se modernise sans cesse
L'ornithologie n'échappe pas au virage numérique. Grâce au NanoTag, un programme utillisé un peu partout au Canada et aux États-Unis, on peut identifier et suivre les oiseaux à la trace à l'aide d'un petit émetteur. Jean-Sébastien Guénette explique que les amoureux des oiseaux et les chercheurs reçoivent alors « une alerte chaque fois que l’oiseau identifié par nanomarqueur passe près de l'une des antennes qui sont réparties un peu partout dans le nord-est de l’Amérique. Cela permet d’améliorer notre connaissance de la migration des oiseaux. »

QUELQUES RÉFÉRENCES :
- Le site web du Regroupement QuébecOiseaux
- Une entrevue avec Jean-Sébastien Guénette dans Le Soleil
- La série documentaire Fou des oiseaux, animée par Pierre Verville
- Le portail eBird Québec

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