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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 22 avril 2017

Quand Albert Millaire donne vie à Molière et Racine « à l'américaine »

Publié le

Albert Millaire dans le studio 18 de Radio-Canada
Albert Millaire   Photo : Radio-Canada / Laurent Boursier

« Marquise, si mon visage / A quelques traits un peu vieux / Souvenez-vous qu'à mon âge / Vous ne vaudrez guère mieux. » Ces délicieux mots de Corneille, tirés du poème Stances à Marquise, Albert Millaire les récite avec passion dans son spectacle solo Mes amours de personnages. L'acteur d'expérience, avec sa voix d'or, livre son interprétation des grands textes dans une approche directe, sans façon, mais tout à fait passionnée.

Albert Millaire sur scène dans son spectacle solo  <em>Mes amours de personnages </em>
Albert Millaire sur scène dans son spectacle solo Mes amours de personnages    Photo : Les tournées Paule Maher

« C’est un show à l’américaine, dans lequel j'apparais seul en scène avec mon verre d'eau et dans lequel j'ose même quelques blagues », explique l'acteur aguerri, qui a eu maintes fois l'occasion de jouer des personnages classiques au cours de sa féconde carrière. Qu'il s'agisse de Rodrigue, l'amant de Chimène dans Le Cid (qu'il a d'abord interprété tout jeune, à sa sortie du Conservatoire), ou bien d'Alceste ou de Philinte, personnages du Misanthrope qu'il a joués au théâtre comme à la télévision, il a de ces héros tragiques une connaissance intime.

« Dans les années 80, dit-il, quand j’ai vu que la télévision s’éloignait des grands textes et faisait disparaître les télé-théâtres, je me suis dit qu'il fallait trouver un moyen de remettre en lumière ces grandes œuvres qui me passionnent. Il s'agit de les incarner, bien sûr, mais je me dois de faire aussi un peu de pédagogie. Je ne peux pas présenter un extrait du Cid de Corneille sans raconter l’époque et le récit de la bataille entre Don Rodrigue et le père de sa belle. Je raconte les grandes tragédies un peu comme si c’étaient des téléromans, c’est-à-dire que je les mets en contexte simplement, pour amener le public à les apprécier pour ce qu’elles sont, dans leur humanité profonde et immédiate. »

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