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Samedi et rien d'autre

Avec Joël Le Bigot

Le samedi de 7 h à 11 h

Le déboulonnage des statues historiques est-il nécessaire?

Des policiers montent la garde à côté de la statue, couchée de tout son long.

Des protestataires ont volontairement fait tomber la statue de John A. MacDonald, place du Canada, à Montréal, samedi. La tête du monument s'est alors détachée.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La vague de déboulonnage de statues de personnages historiques au passé inavouable s'est poursuivie cette semaine. À Montréal, des manifestants ont jeté en bas de son socle la statue du politicien John A. Macdonald à Montréal. Certains sont d'avis qu'on risque d'effacer l'histoire en faisant disparaître ces statues de bronze. Que faire de toutes ces statues de bronze? Doit-on réexaminer le passé de tous les personnages historiques? « Au fond, ce sont des problèmes sociaux actuels que l'on reporte et que l'on projette sur une statuaire ancienne. Qu'on fasse tomber John A. Macdonald, ça ne change pas grand-chose au fait, par exemple, qu'un tiers des prisons fédérales sont occupés par des Autochtones alors qu'ils ne comptent même pas pour 2 % de la population », répond l'historien Jean-François Nadeau à ces interrogations.

L’historien estime que ces statues historiques, qui sont en outre des œuvres d’art, font partie du patrimoine collectif, « qu’on soit pour ou contre la figure qui est représentée », ou encore « contre les effets des politiques déplaisantes de ces personnages qui continuent de se manifester aujourd’hui ».

Ce sont des œuvres d’art qui payent pour des traits de société qu’on n’est pas capable d’assumer ou qu’on n’est pas capable de corriger.

Jean-François Nadeau, historien

Enfin, Jean-François Nadeau souligne à grands traits l’absence de femmes dans l’espace public (statues, stations de métro, etc.), et rappelle que la statuaire est un art qui appartient surtout au 19e siècle.

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