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Danser sur les symphonies de Beethoven

Samedi et rien d'autre

Avec Joël Le Bigot

Le samedi de 7 h à 11 h

Danser sur les symphonies de Beethoven

Les danseurs des Grands Ballets canadiens sur scène.

Les danseurs des Grands Ballets canadiens dans Danser Beethoven

Photo : grandsballets.com

Bien qu'elles n'aient pas été conçues comme des ballets, la Symphonie no 5 et la Symphonie no 7 du grand compositeur ont été repensées ainsi par les chorégraphes Garrett Smith et Uwe Scholz pour un spectacle des Grands Ballets Canadiens de Montréal. Dépouillée de sa connotation révolutionnaire, la Symphonie no 5 devient un hymne à l'affirmation de soi, tandis que la Symphonie no 7 se transforme en un moment spirituel et aérien. En compagnie du chroniqueur Christophe Huss, les danseurs Maude Sabourin et Raphaël Bouchard discutent avec Joël Le Bigot de l'importance de ne pas enfermer les grandes œuvres dans des carcans.

« Il n’y a pas vraiment d’histoire; le ballet n’est pas narratif, mais il y a un concept, qui est moi qui suis là et qui représente l’individualité, qui essaie de briser les barrières et d’amener les gens à être eux-mêmes », explique Raphaël Bouchard au sujet de la version de la Symphonie no 5 qu’a imaginée Garrett Smith.

Interdépendance

Revisiter Beethoven pour la danse nécessite une grande collaboration entre chaque maillon du spectacle : « On suit l’inspiration du chorégraphe, qui, lui, étudie la musique plus en profondeur et se présente à nous avec […] des choses qui l’inspirent. Après, il s’inspire de sa matière première, qui est les danseurs », indique Maude Sabourin.

Elle dit aussi : « Nous répétons avec une bande enregistrée, mais la chef d’orchestre, Dina Gilbert, vient assister à des répétitions et observe un peu le tempo. Elle prend aussi [nos] demandes pour les rythmes; ce qu’on aimerait avoir comme tempo pour que la danse soit bien servie. »

Selon Raphaël Bouchard, la moindre variation de tempo malvenue peut faire dérailler la chorégraphie.

C’est un peu stressant parce que c’est tellement connu, la Symphonie no 5.

Raphaël Bouchard

Vive la révolution

Christophe Huss rappelle qu’à l’origine, la Symphonie no 5 exprimait la sympathie de Ludwig van Beethoven pour la Révolution française. « On sait très bien que la Symphonie no 5 est profondément révolutionnaire, parce que dans le dernier mouvement, il ajoute des instruments comme le piccolo, trois trombones, un contrebasson… Ce sont des instruments dits de plein air, dit-il. Les instruments de plein air sont des instruments révolutionnaires. »

À son avis, une part de l’œuvre demeure intemporelle : « C’est aussi la victoire de la création sur tout ce qui est obscur et tout ce qui est la souffrance. »

Le spectacle Danser Beethoven est présenté du 19 au 23 février à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, à Montréal.

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