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La difficulté d'expliquer la haine des juifs, 75 ans après la libération d'Auschwitz

Samedi et rien d'autre

Avec Joël Le Bigot

Le samedi de 7 h à 11 h

La difficulté d'expliquer la haine des juifs, 75 ans après la libération d'Auschwitz

Photo de jeunes prisonniers juifs d'Auschwitz derrière des barbelés lors de leur libération.

De jeunes prisonniers juifs d'Auschwitz lors de la libération du camp en 1945.

Photo : AP

« L'antisémitisme est omniprésent dans l'histoire occidentale », déplore André Champagne, professeur d'histoire, conférencier et vulgarisateur. À la veille du 75e anniversaire de la libération des prisonniers du camp d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, il explique comment le ressentiment envers les juifs a évolué, de la première croisade jusqu'à la « solution finale » pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il explique qu'avant l'arrivée du mot « antisémitisme », en 1871, on parlait plutôt de « ressentiment envers les juifs ». Pendant l'épidémie de peste de 1348, plusieurs jugent que les juifs en sont responsables. Certains d'entre eux sont même massacrés. Si, au 19e siècle, les juifs obtiennent le droit de cité dans des pays européens comme la France, l'antisémitisme persiste. On assiste même à l'émergence du « racisme scientifique », qui transforme la religion juive en race juive pour affirmer la supériorité de la race blanche.

On leur reprochait d'être des modernistes, des inventeurs du monde moderne. On leur reprochait d'avoir inventé le capitalisme financier. [...] On leur reprochait d'avoir inventé le communisme.

André Champagne, professeur d'histoire, conférencier et vulgarisateur

L'idée que les juifs veulent dominer le monde fait son chemin jusqu'à Hitler. Or, malgré la crise qui sévit en Allemagne pendant les années 30, les juifs ont du mal à quitter le pays. Ils ne croient pas à cette idée qu'on pourrait les exterminer, souligne André Champagne. Il ajoute qu'il est difficile pour eux de trouver un pays d'accueil. Le Canada, par exemple, n'en recevra que 33 000 à partir de 1933.

Le professeur plaide en faveur d'un meilleur enseignement de l'histoire de l'Holocauste. Il déplore que certains étudiants, qui ont choisi un programme technique ou scientifique, n'aient pas l'obligation de suivre de cours d'histoire du 20e siècle.

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