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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 19 octobre 2019

Pourquoi chasse-t-on encore?

Publié le

Une femme habillée en tenue de camouflage tire un coup de sa carabine.
Une femme chasse.   Photo : Getty Images

« On ne cherche pas nécessairement de la viande. On cherche une expérience. » Pour Louis-Gilles Francoeur, l'intérêt premier de la chasse est la reconnexion intense avec la nature, incluant des instincts humains oubliés de longue date. L'ancien journaliste spécialisé en environnement et grand défenseur de la biodiversité explique à Joël Le Bigot que la plupart des chasseurs ont peu d'estime pour ceux qui ne s'adonnent à cette activité que par plaisir de tenir un fusil.

Louis-Gilles Francoeur croit que la chasse offre un contact beaucoup plus proche avec la nature que ne le permet la télévision, ou même l’observation directe. « La chasse va beaucoup plus loin, dit-il. C’est une reconnexion avec la nature dans sa loi profonde : la vie qui existe grâce à la mort. La chasse n’est pas qu’une activité humaine, la chasse est une activité répandue dans toute la nature. [C’est] d’abord conquérir une proie pour la posséder. »

Au fond, c’est la recherche de l’humain dans tous ses sens. […] Il faut être en forme. On ne peut pas aller à la chasse si on n’est pas capable de suivre, de marcher en forêt, de courir à cheval… Il faut être capable de faire face à des difficultés physiques hors du commun.

Louis-Gilles Francoeur

Regarder autrement

« Le chasseur doit être en éveil, ajoute le spécialiste. Il doit même regarder la nature autrement. Il doit avoir une vision périphérique. Le chasseur ne doit pas regarder comme un humain en ville. Pour vraiment chasser, il faut retrouver, je dirais, des comportements qu’on a oubliés. »

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