Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 12 octobre 2019

Couler un bateau pour attirer les touristes, une fausse bonne idée

Publié le

Le navire Apollo amarré au quai de Matane
Le navire Apollo continue de faire jaser.   Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La Municipalité de Godbout prend un pari risqué avec sa décision d'acheter un vieux traversier dans le but de le couler et d'attirer les plongeurs, selon un expert en océanographie chimique et en écotoxicologie marine. Émilien Pelletier explique à Joël Le Bigot pourquoi, à son avis, les arguments économiques et écologiques du village de la région de Manicouagan ne tiennent pas la route.

Godbout cherche à acquérir l’Apollo, le traversier de la Côte-Nord qui a dû être retiré de la circulation au printemps après une collision avecavoir percuté un quai. En le coulant, elle souhaite faire mousser le tourisme de plongée sous-marine.

« C’est une nuisance sous-marine supplémentaire et pas vraiment utile, tranche Émilie Pelletier. D’après moi, l’argument économique n’est pas fort. C’est l’argument qui devrait aider – il va y avoir plus de touristes, plus de plongeurs –, mais ce n’est pas fort, ce n’est pas vraiment utile et en plus, c’est quelque chose dans le fond [de l’eau]. Les pêcheurs dans la région ne vont-ils pas s’accrocher dedans? Il faut avoir des indications sur les cartes, des bouées en place pour éviter que les filets ou les casiers ne s’accrochent dedans. »

Pas de vrai bénéfice écologique

M. Pelletier en a aussi contre le prétexte écologique mis de l’avant pour justifier la décision. Godbout prétend qu’une nouvelle épave permettrait à des organismes de se développer sur la carcasse. « Oui, c’est vrai, mais ça reste un point relativement petit par rapport à l’ensemble de l’idée », dit-il.

Devoir de décontamination

Il insiste sur l’importance de bien débarrasser l’embarcation de tout élément polluant : « C’est compliqué, il faut enlever les moteurs, enlever tous les systèmes hydrauliques, enlever tout ce qui est hydrocarbure… Il y a peut-être même des peintures à enlever. Bref, il reste une carcasse d’acier, tout au plus. »

Chargement en cours