Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 31 août 2019

Les bienfaits de l’interculturalisme, selon Gérard Bouchard

Publié le

Gérard Bouchard témoigne devant une commission parlementaire sur le projet de loi 21.
Gérard Bouchard   Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Loin de représenter une menace pour l'affirmation nationale, un système interculturaliste permettrait de mieux respecter les droits et les aspirations de la majorité comme des minorités du Québec, d'après l'historien et sociologue. Le coprésident de la commission Bouchard-Taylor explique à Joël Le Bigot que c'est à l'État de résoudre l'ambiguïté ethnoculturelle du Québec, responsable selon lui d'erreurs comme le projet de charte des valeurs du Parti québécois, des controverses sur l'appropriation culturelle et de la Loi sur la laïcité de l'État.

« La structure de la réalité ethnoculturelle, au Québec, prend la forme d’un rapport entre une majorité et des minorités », souligne Gérard Bouchard.

L’interculturalisme, selon lui, consiste en une reconnaissance de cette réalité, ainsi qu’en la promotion du français comme langue commune.

Reconnaître sans accentuer

En comparaison, le multiculturalisme du Canada anglais ne reconnaît pas l’existence d’une majorité ni de minorités, et c’est pourquoi il est inadéquat pour le Québec. « Il faut plutôt reconnaître que ce rapport existe, et ensuite, s’efforcer de le gérer, de l’orchestrer d’une manière qui respecte les droits et les aspirations des uns et des autres dans un esprit d’équilibre, dit-il. Ça ne peut pas promouvoir ce rapport-là, ça ne veut pas l’accentuer. »

L’interculturalisme n’a jamais fait l’objet d’un véritable essai dans notre société, de sorte que, quand certains parlent de l’échec de l’interculturalisme, franchement, je ne vois pas à quoi ils font allusion.

Gérard Bouchard

Les leçons d’Ottawa

L’historien et sociologue croit qu’un État québécois décidé à instaurer ce modèle aurait beaucoup à apprendre d’Ottawa, qui a bien su répandre le modèle du multiculturalisme. « C’est d’associer, d’abord, les citoyens par le biais de débats publics, de tenir des lieux de consultation, de formuler progressivement ce que devrait être le modèle qui va venir, et ensuite, de le diffuser dans les institutions de l’État et dans les autres grandes institutions, d’associer le secteur privé, et ainsi de suite. »

Chargement en cours