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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 1 juin 2019

Montréal doit mieux encadrer son développement immobilier, selon Gérard Beaudet

Publié le

Une vue aérienne montre des gratte-ciel à Montréal.
Des gratte-ciel à Montréal   Photo : iStock

Le développement immobilier montréalais est en pleine effervescence alors que le ciel urbain se pare de plus en plus de nouveaux gratte-ciels. Fantasme ultime de la ville moderne, le gratte-ciel n'est pourtant pas toujours garant d'une vie urbaine harmonieuse, selon l'urbaniste Gérard Beaudet, qui aimerait voir Montréal poser une main plus ferme sur son développement immobilier, trop souvent laissé au secteur privé.

« Aucune ville sur la planète ne se développe vraiment de manière cohérente et concertée », concède Gérard Beaudet, urbaniste émérite et professeur titulaire à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal.

Le cas de Montréal est assez problématique. Il y a un gros retard à rattraper, notamment par rapport aux grandes villes européennes. Le plan d’urbanisme de la ville, par exemple, n’existe que depuis 1992. Les années qui ont précédé cette date ont été fatales pour certains quartiers.

Gérard Beaudet, urbaniste et professeur d’urbanisme à l’Université de Montréal

Ce n’est pas nécessairement mieux dans les années 2010, selon l’urbaniste, qui cite le « ratage » du quartier Griffintown, où les promoteurs immobiliers ont fait pousser des gratte-ciels sans se soucier de créer un environnement agréable au sol. « Ce sont les trois ou quatre premiers étages qui sont les plus importants pour offrir une qualité de vue, précise-t-il. Les hauteurs sont moins perçues par les habitants en proximité. Les promoteurs pensent surtout à la rentabilité et ne se soucient pas de l’intégration au tissu urbain. »

Gérard Beaudet, vêtu d'ue chemise à petits carreaux bleux, sourit au micro du studio 18
Gérard Beaudet, urbaniste émérite et professeur titulaire à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal Photo : Radio-Canada/Laurent Boursier

Paris et Londres : des exemples à suivre

De retour de l’exposition Le Montréal du futur, où des projets immobiliers et de places publiques sont présentés au grand public, l’urbaniste envisage le futur d’un œil optimiste. Reste que Montréal n’a jamais réussi à suivre l’exemple de Londres ou de Paris, où le monde politique et la société civile ont un meilleur ascendant sur le développement immobilier et s’assurent, par exemple, de baliser les constructions de gratte-ciels pour qu’ils n’entravent pas certains corridors visuels.

Montréal suit une tendance très établie en Amérique du Nord, où les promoteurs sont les leaders du développement urbain.

Gérard Beaudet, urbaniste et professeur d'urbanisme à l'Université de Montréal

Pour mener à bien les projets de la Tour des Canadiens 2 et 3, du YUL 2 et du Drummond, l’administration municipale aurait tout intérêt à faire preuve d’une plus grande autorité, selon l’urbaniste émérite.

Quelques références :

Le Montréal du futur, une exposition à voir au 1250, boulevard René-Lévesque Est, jusqu'au 4 juin
Main basse sur la ville, un documentaire de Martin Frigon à voir sur ICI Tou.tv

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