Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 11 mai 2019

Le monde est sur le point de basculer, selon François Lenglet

Publié le

Un agent de sécurité privé bloque la caméra pour éviter d'être photographié sur une nouvelle section du mur de Santa Teresa, au Nouveau-Mexique, du côté mexicain de la frontière à San Jeronimo, à la périphérie de Ciudad Juarez, Mexique le 23 avril 2018
Nous entrerons bientôt dans une ère autoritariste, marquée par le protectionnisme et le désir de sécurité aux frontières, selon François Lenglet.   Photo : Reuters / Jose Luis Gonzalez

Le grand cycle libéral qui a connu son essor dans les années 80 est sur le point de basculer vers une période étatiste plus axée sur le populisme et sur la sécurité aux frontières, selon le journaliste économique français François Lenglet, qui défend cette thèse dans le livre Tout va basculer!, paru aux aux Éditions Albin Michel.

« C’est un grand cycle libéral qui se termine. Il a commencé il y a une cinquantaine d’années avec la génération des baby-boomers, en particulier dans le monde anglo-saxon, avant de se développer dans le monde entier dans les années 80 », explique le journaliste à Joël Le Bigot.

La crise de la bourse de l’an 2000 et la crise économique de 2008 marquent la fin de ce cycle, qui fera place à une période marquée par le populisme et le désir de sécurité aux frontières.

Cela me semble présager un retournement complet. Alors que le désir de liberté avait dominé au cours des dernières décennies, c’est aujourd’hui un besoin de protection qui surgit.

François Lenglet, journaliste spécialisé en économie

Depuis le début de l'histoire du capitalisme, il y a une alternance entre de longues périodes libérales, caractérisées par la croissance de la consommation et de l’endettement, et de longues périodes étatistes, caractérisées par le désir de resserrer les frontières et le besoin de sécurité, selon le journaliste.

Si le « point de bascule » que nous connaissons actuellement s’apparente à l’entre-deux-guerres, cela ne veut pas nécessairement dire que l’histoire se répète.

Il y a un essor du populisme et une montée de l’endettement, mais l’histoire ne se répète pas exactement.

François Lenglet, journaliste spécialisé en économie

Chargement en cours