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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 4 mai 2019

Mathieu Bock-Côté en guerre contre la rectitude politique

Publié le

Mathieu Bock-Côté au micro du studio 18, discutant et gesticulant
Mathieu Bock-Côté, sociologue, chroniqueur et essayiste   Photo : Radio-Canada / Laurent Boursier

Le débat public est aujourd'hui menacé par une certaine frange de la gauche qui diabolise l'idée de l'appartenance à une nation ou à une culture, selon le chroniqueur Mathieu Bock-Côté. « Les défenseurs d'une certaine tradition sont évincés parce que considérés racistes et xénophobes, alors qu'ils ne sont aucunement haineux comme l'ont été les vrais racistes dans l'Histoire », dénonce-t-il.

Son livre L'empire du politiquement correct dénonce ce qu'il considère comme une nouvelle forme de « censure », une logique tendant à expulser de l'espace public les intellectuels qui ont des positions plus conservatrices ou qui « s'inscrivent en contradiction avec une certaine idée de la diversité ».

Le politiquement correct, c’est exclure du débat public les "infréquentables". Ceux qui défendent aujourd'hui l’héritage, la tradition, qui se montrent sceptiques d'une certaine modernité et du mutliculturalisme, sont conspués. Le politiquement correct, c’est le glaive et le bouclier des multiculturalistes. Si on est contre leur vision du monde, on est taxé de repli identitaire, de racisme, de xénophobie, de comportement discriminatoire. Aujourd’hui, défendre l’identité nationale est raciste. Il me semble que le mot "racisme" a ainsi changé de définition. Il n’est plus le terme utilisé pour définir, par exemple, l’apartheid en Afrique du Sud. C’est un terme utilisé à toutes les sauces.

Mathieu Bock-Côté, sociologue, chroniqueur et essayiste
Mathieu Bock-Côté souriant discrètement au micro du studio 18
Mathieu Bock-Côté Photo : Radio-Canada/Laurent Boursier

L'héritage du catholicisme, un sujet de division

Pour Mathieu Bock-Côté, si le clergé a causé bien du tort à la société québécoise, il ne faut pas négliger les aspects positifs de son héritage. « Mais pourquoi ne dénoncez-vous pas l'obscurantisme religieux? » lui demande Joël Le Bigot. « L’aspiration à la spiritualité est constitutive de l’humain, répond-il, et elle s’exprime en partie à travers les grandes traditions religieuses. Bien sûr, les institutions peuvent être critiquées, mais je ne veux pas nier la part lumineuse qui a pu les accompagner. »

Ne réduisons pas l'héritage du catholicisme à sa seule part toxique.

Mathieu Bock-Côté

En librairie :

- L'empire du politiquement correct, de Mathieu Bock-Côté, Les éditions du Cerf, 2019

En complément :

- « Ça suffit, la censure! », une lettre ouverte parue dans le quotidien Le Devoir au sujet de l'annulation d'un débat avec Mathieu Bock-Côté dans une librairie

- Mathieu Bock-Côté entarté lors d'un événement dans une librairie de Québec

- Les douloureuses questions dont il faut parler, selon Aymeric Caron

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