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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 4 mai 2019

Faciliter le déplacement des maisons à risque d’inondation : l’exemple de Sainte-Flavie

Publié le

Image du bord du fleuve à Ste-Flavie
L'érosion côtière est un problème très préoccupant à Sainte-Flavie, dans le Bas-Saint-Laurent   Photo : Municipalité de Sainte-Flavie

À Sainte-Flavie, aux portes de la Gaspésie, la démolition de 27 maisons en 2011 à la suite de fortes marées a fait prendre conscience aux autorités municipales de la nécessité d'étudier le territoire et de déplacer certaines maisons à risque d'être inondées à l'avenir. Le maire de l'endroit, Jean-François Fortin, se consacre à un projet pilote de 5,5 millions de dollars dont le reste du Québec pourrait s'inspirer.

L'année 2011 a été sombre pour la belle Sainte-Flavie, située sur le bord du Saint-Laurent, à la limite des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. « C’est un terrible drame humain que d’être attaqué dans son cocon familial, pour ainsi dire dans son intégrité », analyse le maire Jean-François Fortin, qui avait alors accompagné les familles dans les mesures d’urgence.

Pour que ne se répète plus une telle tragédie, la municipalité a rapidement voulu collaborer avec le ministère de la Sécurité publique à un projet de prévention des risques côtiers. Une cinquantaine de résidences ont été identifiées et pourront être déménagées ou démolies avec le soutien de la municipalité, si les propriétaires le désirent, parce qu'elles sont situées sur un territoire à risque.

À l’aide des photos aériennes de l’évolution de la côte depuis les années 40, on a pu faire des projections de l'érosion côtière à venir. Le résultat démontre clairement que la côte va se déplacer à plusieurs endroits et que d'autres endroits seront victimes d’ensablement. Il faut agir.

Jean-François Fortin, maire de Sainte-Flavie

Lorsque les propriétaires ont acheté ces maisons, ils ne pouvaient pas savoir que le fleuve allait finir par ronger à ce point le littoral. « Certaines de ces maisons étaient protégées à l’époque, en décembre et en janvier, par une couche de glace en bord de fleuve, laquelle ne se forme plus à notre époque en raison des hausses de la température, explique Jean-François Fortin. La pression atmosphérique et les marées étant plus fortes, les maisons se retrouvent en zone dangereuse. »

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