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Samedi et rien d'autre

Avec Joël Le Bigot

Le samedi de 7 h à 11 h

Mieux penser le développement des banlieues

Audio fil du samedi 30 mars 2019
Un quartier construit sur de riches terres agricoles

Un quartier construit sur de riches terres agricoles

Photo : iStock

Les statistiques le confirment : les citadins quittent massivement la ville pour la banlieue, transformant certains secteurs semi-ruraux en villes dont la population est de plus en plus dense. Or, si ce développement est laissé aux seuls promoteurs immobiliers, on risque le chaos urbanistique. Pour éviter une dégradation de la qualité de vie, le secret est la consultation des citoyens et la collaboration avec le milieu académique, selon le professeur d'urbanisme à l'Université de Montréal Sylvain Paquette.

Avec un mélange d’expertise universitaire et de bonnes idées venues de la population elle-même, on peut transformer une banlieue « fonctionnelle » en un « milieu de vie exceptionnel ». C’est la philosophie prônée par l’équipe de l’École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l’Université de Montréal, qui s’implique dans quelques projets d’aménagement urbain participatif, notamment à Saint-Constant.

La ville de près de 30 000 habitants a mandaté l’Université de Montréal, par le biais d’un projet piloté par Sylvain Paquette, pour l’aider à réfléchir à un développement qui tient compte de la vraie « qualité de vie » désirée par les citoyens et qui leur redonne un accès entier aux paysages avoisinants.

Il faut dépasser les exigences du plan d’urbanisme de la Ville et travailler à la qualité des milieux de vie, en s'appuyant sur le paysage existant. On peut réinventer les banlieues pour qu’elles soient denses, sans qu'elles abritent seulement d’immenses tours en hauteur. À Saint-Constant, on va consulter la population, puis traduire ses souhaits en mots et en images, et se servir ensuite de ces images pour poursuivre et bonifier le débat avec elle et avec les pouvoirs publics.

Sylvain Paquette, professeur à l’École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l’Université de Montréal

Un exemple dont on peut s'inspirer : la promenade Samuel-De Champlain, à Québec

Quel genre de projets peuvent émerger d'un projet d'aménagement urbain participatif? Sylvain Paquette rêve de projets de qualité comme la promenade Samuel-De Champlain, qui a permis la transformation d'une autoroute jadis « désolante » en un joli boulevard urbain serpentant au cœur d’un parc linéaire riverain.

« C’était un simple cordon routier qui traversait un paysage magnifique, les berges du Saint-Laurent, sans que ce paysage soit vraiment accessible à ceux qui le traversent. Il était impossible de s’arrêter le long de cette route pour profiter de ce paysage. On a rectifié, en installant des haltes et un accès à la rive. La qualité de vie de ceux qui habitent tout près et de ceux qui y transitent a été améliorée. Il a fallu éloigner la route des berges, créer des espaces verts et des espaces de marche. C'est une grande réussite. »

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