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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 16 février 2019

Marius Barbeau, le savant qui s’intéressait à la musique populaire

Publié le

Marius Barbeau interprète une chanson amérindienne à l'antenne de Radio-Canada.
Marius Barbeau interprète une chanson amérindienne à l'antenne de Radio-Canada.   Photo : Radio-Canada / Ed Bermingham

Grâce à lui, le folklore québécois a été considéré comme un champ d'études légitime et le foisonnant répertoire de chansons traditionnelles francophones et autochtones a fait l'objet d'une reconnaissance méritée. Cinquante ans après la mort de Marius Barbeau, le chanteur et conteur Michel Faubert se souvient du colossal travail de recherche accompli par ce pionnier du domaine.

Dans les villages de Charlevoix, Marius Barbeau enregistrait les voix de citoyens analphabètes qui s'étonnaient beaucoup du fait qu'un homme aussi instruit s'intéresse à eux. Ces gens étaient en vérité des encyclopédies vivantes de la chanson folklorique, et ils n'avaient pas pleinement conscience de la richesse de cette culture.

Michel Faubert, conteur et chanteur
Michel Faubert au micro du studio 18 de Radio-Canada
Michel Faubert Photo : Radio-Canada/Laurent Boursier

Né à Sainte-Marie-de-Beauce d’un père « violoneux » et d’une mère pianiste, le jeune Marius Barbeau a rapidement pris le chemin des études supérieures. De l'Université Laval jusqu'à la Sorbonne, en passant par Oxford, il a vite abandonné ses études de droit criminel pour embrasser une discipline alors méconnue au Québec : l'anthropologie.

« Ses recherches l'ont d'abord mené à s’intéresser à la chanson et au conte autochtones, explique Michel Faubert. Il a notamment étudié les chants de Prosper Vincent, un Huron avec qui il a travaillé de très près et dont il a décortiqué patiemment le répertoire de chansons huronnes-wendates. Il s’est ensuite rendu jusqu’aux États-Unis, puis au Mexique pour chercher dans les chansons autochtones des traces de la culture canadienne-française. Il a fait des découvertes fascinantes. »

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