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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 16 février 2019

La vie singulière et méconnue des « Coasters »

Publié le

Les invités du mariage prennent la pose devant l'église
Un mariage dans le petit village de Tête-à-la-Baleine, capté par la caméra des documentaristes Stéphane Trottier et Nicolas-Alexandre Tremblay   Photo : Tortuga Films

L'hiver, ils prennent le volant de leur motoneige pour rouler sur les sentiers enneigés de la « route blanche », seule voie d'accès aux villages avoisinants. Les « Coasters », ces habitants de la Basse-Côte-Nord, ont un mode de vie unique et habitent un territoire méconnu, dont les documentaristes Stéphane Trottier et Nicolas-Alexandre Tremblay veulent souligner la richesse culturelle et patrimoniale.

Une épée de Damoclès pend au-dessus des communautés les plus fragiles de la Basse-Côte-Nord. L’une d’entre elles, Aylmer Sound, a fermé en 2005, et on sait que ça pourrait arriver à d’autres. On espère que notre documentaire va permettre aux Québécois, ainsi qu'au gouvernement, de réaliser que, chaque fois qu’on ferme l’un de ces villages, c’est un pan de notre héritage culturel et patrimonial qui s’éteint.

Stéphane Trottier, documentariste

Filmant la Basse-Côte-Nord au fil des quatre saisons d'une même année, les réalisateurs du documentaire Les Coasters ont posé leur loupe sur ses communautés francophones, anglophones et autochtones qui vivent en proximité avec la nature dans un vibrant esprit communautaire. Sans accès routier, la région est peuplée d'amoureux de la nordicité et de citoyens courageux qui n'ont pas peur des longs trajets en motoneige. « Notre film tente de raconter le mode de vie de ces gens-là avec une approche inspirée du cinéma direct, explique Stéphane Trottier. On a essayé de capter le réel de la façon la plus authentique possible et de proposer un film intimiste au sujet [des Coasters]. »

La pêche à la morue et la chasse aux phoques ont été les principaux leviers économiques de la région au fil des décennies. Maintenant que ces activités sont interdites, la précarité menace de nombreux villages. Construire une route pour relier la Basse-Côte-Nord au reste de la région est-il la solution? « Les habitants y voient effectivement une idée salvatrice, souligne Stéphane Trottier, mais il ne s'agit que l'un des éléments pouvant redynamiser la vie économique de la Basse-Côte-Nord. Il faut aussi trouver des solutions d’emploi à une échelle plus locale. »

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