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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 15 septembre 2018

S'adapter aux changements climatiques grâce à la végétalisation

Publié le

Sur une feuille d'arbre verte, se trouve un petit insecte avec des ailes transparentes, un corps vert et une tête comportant des marques jaunes et noires.
Le psylle floconneux du frêne a été observé à Winnipeg pour la première fois l'été dernier, mais on peut en trouver depuis environ un siècle en Amérique du Nord.   Photo : Gouvernement du Manitoba

Dans les années à venir, en raison des changements climatiques, nous allons nous trouver, pendant une quarantaine de jours par année, avec des températures au-dessus de trente degrés, selon Jean-Claude Vigor. « Avec ces chaleurs-là, c'est sûr que les plantes de climat tempéré vont commencer à disparaître tranquillement », constate le chroniqueur horticole.

Jean-Claude Vigor se fait souvent demander ce qu’il faut planter. En ce qui a trait aux arbres importants, qui peuvent avoir une durée de vie de 200 à 500 ans, il commence à avoir des difficultés à répondre à cette question. « Je ne peux pas vous le dire, précise-t-il. Je n’imaginais pas, il y a 20 ans, que les frênes seraient attaqués par l’agrile du frêne. Qui est-ce qui pensait ça? »

La Ville de Montréal en avait d’ailleurs planté énormément, et elle se retrouve aujourd’hui avec une crise liée au réchauffement du climat. Un problème similaire semble se produire dans toutes les grandes villes du pays. Le chroniqueur raconte aussi que 90 % d’une plantation de frênes qu’il avait l’habitude de croiser sur son chemin est maintenant décimée.

[En ville], tout le monde doit planter, planter, planter. Végétaliser les toits, les murs, partout où l’on peut mettre des plantes, il faut mettre des plantes.

Jean-Claude Vigor, horticulteur

Une plus grande couverture végétale permet de faire diminuer la température ambiante. Les milieux urbains sont des îlots de chaleur qui n’ont pas été conçus pour compenser une augmentation généralisée de la température.

On a tellement mis de béton et d’asphalte, qu’il faut arracher tout ça. Rétrécir les rues, rétrécir les voitures, rétrécir les maisons : il faut redonner de l’espace à la verdure.

Jean-Claude Vigor, horticulteur

Couverture végétale complète, même dans son jardin

Le chroniqueur horticole recommande d'ailleurs aussi une bonne couverture végétale dans nos jardins, ce qui est favorable autant pour le sol que pour la température ambiante. « Il ne faut pas que le sol voit le soleil, il faut toujours qu’il soit recouvert », explique-t-il.

Il a lui-même planté du trèfle sur son terrain, à travers lequel il a fait pousser les plants de son potager.

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