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Joël Le Bigot.
Audio fil du samedi 8 juin 2019

La Russie n’est pas celle que vous croyez, selon Jean-François Kahn

Publié le

Vue extérieure du Kremlin à partir de la place Rouge à Moscou.
Vue extérieure du Kremlin à partir de la place Rouge à Moscou.   Photo : Associated Press / Alexander Zemlianichenko

« Le décalage est énorme entre la vision de la Russie portée par les médias occidentaux et la réalité russe », affirme Jean-François Kahn au terme d'un voyage de deux semaines pour tâter le pouls de la Russie urbaine et rurale. Il n'y a pas de parti libéral modéré en Russie, ce qui fait presque de Vladimir Poutine un politicien centriste, plutôt qu'un chef dictatorial, aux yeux des Russes.

En direct de Saint-Pétersbourg, après avoir sillonné non seulement la Russie urbaine, mais aussi les régions rurales isolées, le chroniqueur Jean-François Kahn découvre une Russie qu'il ne soupçonnait pas.

On imagine presque la Russie comme une dictature. Or, le parti du président Poutine a perdu des plumes lors de la récente élection, notamment dans la troisième plus grosse ville du pays, Novossibirsk, et il est très impopulaire dans certaines régions après avoir augmenté l’âge de la retraite.

Jean-François Kahn, journaliste et auteur

Les partis en ascension, qui menacent la toute-puissance de Poutine, sont à l’extrême droite et à l’extrême gauche du spectre politique, comme le précise notre collaborateur. « Donc, quand Poutine est contesté, c’est par des "communistes à l’ancienne" ou par une "droite très nationaliste". Les Russes se méfieraient de toute façon d'un parti libéral modéré. Ce qui s'en est le plus rapproché dans son histoire était la présidence de Boris Eltsine, une horreur aux yeux de la plupart des citoyens russes, qui ont de mauvais souvenirs de sa volonté d’instaurer par décret le capitalisme à l’américaine. »

Boris Eltsine, souriant et vêtu d'un complet très classique, salue la foule de la main en sortant d'une voiture noire.
L'ancien président Boris Eltsine n'était pas aussi populaire auprès des Russes que la presse occidentale pouvait le laisser croire. Photo : Getty Images/AFP/MIKE NELSON

La Russie a mauvaise presse en Occident – et le régime de Poutine n’est certes pas une démocratie idéale –, mais il semble y avoir une très mauvaise compréhension par les médias de la culture russe, d'après l'analyse de Jean-François Kahn.

Les Occidentaux faisaient bonne presse à Boris Eltsine et donnaient l’impression qu’il était aimé par la population russe. Il n’en était rien.

Jean-François Kahn, journaliste et auteur

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