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Le traversier Matane-Godbout : une histoire d’achoppements à répétition

Samedi et rien d'autre

Avec Joël Le Bigot

Le samedi de 7 h à 11 h

Le traversier Matane-Godbout : une histoire d’achoppements à répétition

Audio fil du samedi 19 janvier 2019
Photo prise du haut d'une colline à Baie-Comeau avec vue en plongée sur le navire au quai.

Le F.-A.-Gauthier au quai de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Mastodonte des eaux, le traversier N.M. Félix-Adrien Gauthier reliant Matane à la Côte-Nord a été forcé à maintes reprises d'interrompre ses activités depuis sa traversée inaugurale en 2015. À nouveau immobilisé à quai depuis le 17 décembre, le navire fabriqué par la société italienne Fincantieri suscite l'ire de la Société des traversiers du Québec (STQ), selon Johanne Fournier, correspondante dans l'est du Québec pour le quotidien Le Soleil.

Le N.M. Félix-Adrien Gauthier est en ce moment remplacé par le CTMA Vacancier, un bateau comptant déjà 45 ans de service, qui devra retourner en février à son port d’attache de Cap-aux-Meules. La STQ a aussi fait l’acquisition du navire Apollo, qui a 49 ans de service et qui avait été mis de côté par Terre-Neuve parce qu'il était trop vieux. La situation est loin d’être idéale, selon François Bertrand, PDG de la STQ, et selon le ministre des Transports François Bonnardel, qui a évoqué la possibilité de recours judiciaires contre Fincantieri.

La grogne est à son paroxysme après que le N.M. Félix-Adrien Gauthier, arrivé en Gaspésie en 2015 avec une porte endommagée, a aussi dû interrompre ses activités à maintes reprises au cours des quatre dernières années en raison d’autres pépins techniques.

Des débuts houleux

« L’histoire a très mal commencé », rappelle la journaliste Johanne Fournier.

Le jour de son inauguration, le bateau brillait par son absence : il avait pris du retard en mer. Il est arrivé de Naples le lendemain avec une porte endommagée par des vagues de plus de cinq mètres qui l’ont terrassé pendant la traversée de l’Atlantique.

Johanne Fournier, correspondante dans l'est du Québec pour le quotidien « Le Soleil »

Au cours de son premier mois d’activité, le navire a été cloué à quai trois fois. Après six mois de navigation, on dénombrait déjà 128 bris. Ce n’était que le début d’une longue série de problèmes.

Un contrat contesté

Pourquoi le contrat de fabrication du N.M. Félix-Adrien Gauthier n’a-t-il pas été accordé au constructeur naval Davie, qui a l’expertise pour construire des bateaux résistant au froid de nos hivers rigoureux? La question brûle les lèvres de la plupart des observateurs.

« La STQ voulait remplacer l’ancien traversier par un bateau plus fonctionnel et plus spacieux, explique Johanne Fournier. L’appel d’offres exigeait aussi un bateau plus rapide et moins polluant, propulsé au gaz naturel. La société italienne Fincantieri était le plus bas soumissionnaire dans ces conditions. Or, les prévisions de 148 millions de dollars n’ont pas été respectées, le navire ayant finalement coûté 175 millions aux contribuables québécois. »

Selon TVA Nouvelles, la société Fincantieri pourrait être liée à la mafia italienne (Nouvelle fenêtre).

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