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Annie-Claude Luneau
Audio fil du mardi 11 décembre 2018

Oubliez les bouteilles de plastique, voici le « lave-glace en vrac »

Publié le

Une station de remplissage de lave-vitre dans une station service.
Une Station Lave-Glace à Trois-Rivières   Photo : Facebook/Station Lave-Glace

Remplir ses bidons de lave-glace plutôt que de devoir racheter ces contenants en plastique chaque fois que vous en avez besoin? C'est désormais possible en Abitibi-Témiscamingue.

L’entreprise Station Lave-Glace vient d’installer deux appareils de remplissage à la station d’essence du Dépanneur Beauséjour de Louvicourt, dans le secteur de Val-d’Or.

Il s’agit d’une initiative de Pierre Néron, qui confie avoir longtemps mijoté cette idée. J’ai exploré l’idée de station automatisée de lave-glace, mais je ne pouvais pas croire que ça n’existait pas déjà! dit-il.

Comment ça marche? Aussi simplement qu’avec une pompe à essence. Après une préautorisation de paiement fixée à 25 $, il est possible de remplir directement le récipient de lave-glace de la voiture ou de remplir un bidon vide. À la fin du remplissage, le montant final est perçu en utilisant le mode de paiement du client. Si vous remplissez pour 25 cents, on vous charge 25 cents, dit M. Néron.

On savait que c’était un changement d’habitude pour le consommateur. Donc c’est essentiellement le même fonctionnement qu’une pompe à essence

Pierre Néron

M. Néron affirme que les stations de remplissages constituent en soi « une première en Amérique du Nord ». L’entreprise a obtenu un brevet canadien cet été et est en attente de son brevet américain.

Dans la mouvance du zéro déchet

La venue de cette nouveauté dans différentes stations-service du Québec s’inscrit en quelque sorte dans la mouvance du mouvement zéro déchet, un moment fort propice pour promouvoir son initiative, estime Pierre Néron.

Toutes les études démontrent qu’il faut prendre soin de l’environnement, puis j’arrive avec un concept prêt à être mis en marché. Donc le timing est effectivement très bon!

Pierre Néron

J’étais un peu à la croisée des chemins dans ma carrière et j’ai toujours voulu me partir en affaires. Je me cherchais une idée et celle-ci, c’est un assemblage d’idées que j’avais eues et vues en Suède il y a 18 ans, même si le concept n’est pas tout à fait le même, soutient-il.

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