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Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Une journée dans la vie d'une mère de triplés

Audio fil du lundi 3 septembre 2018
Des triplés de deux ans sont assis dans leur chaise haute. Un garçon d'environ 4 ans est couché sur le divan derrière eux.

Les triplés et leur grand frère

Photo : gracieuseté Stéphanie Levandoski Larochelle

« Madame, il y a trois bébés dans votre ventre! » C'est ainsi que Stéphanie Levandoski Larochelle apprend qu'elle est enceinte de triplés, lors de la première échographie de sa grossesse quelque part à l'été 2016.

Un texte d'Annie-Claude Luneau

C’est un choc pour celle qui est déjà mère d’un jeune garçon de deux ans, surtout que quelques semaines plus tard, elle se sépare du père des enfants.

Elle devra repartir à zéro.

Il a fallu que je retourne chez mes parents. J’ai appris à me débrouiller pas mal toute seule. Il a fallu que j’achète tout en triple, c’est sûr qu’il y en a qui ont donné des choses, mais il y a plusieurs choses qui étaient très usées.

Travail à la chaîne

Les trois garçons naissent à la fin août, prématurés de plusieurs semaines.

Stéphanie apprend alors le travail à la chaîne.

Donner trois biberons en même temps, une opération qui prend une heure et demie chaque fois, toutes les trois heures.

Je dormais à coup d’une heure et demie. J’en ai encaissé beaucoup. J’ai appris ce que veut dire « Dormir, c’est pour les faibles!

Stéphanie Levandoski Larochelle

Il en va de même pour les changements de couches, qu’il faut faire en triple.

Stéphanie dépensait jusqu’à 300 $ de couches par mois lorsqu’elle décide d’essayer les couches lavables.

Un choix qu’elle ne regrette pas, même si cela signifie qu’elle doit faire plusieurs brassées de lavage tous les deux jours.

Rester zen

Même si elle admet que le quotidien est très rempli et qu’elle n’a pas beaucoup de temps pour elle, Stéphanie reste zen.

À presque deux ans, les triplés ont acquis beaucoup d’autonomie, même si leur développement ne se fait pas toujours au même rythme que les autres enfants en raison de leur prématurité.

Un enfant est assis sur les genoux de sa mère. Ils sourient à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphanie Levandoski Larochelle et son aîné, Nathan, 4 ans

Photo : gracieuseté Stéphanie Levandoski Larochelle

C’est pourquoi la jeune mère de Malartic doit souvent se déplacer pour rencontrer des spécialistes.

On a des rendez-vous à Rouyn-Noranda, à Val-d’Or, soit à domicile ou soit il faut que je me déplace. Des fois, avec trois ou quatre enfants!

Stéphanie a d’ailleurs dû changer de véhicule pour accueillir sa grande famille.

Une dépense de plus pour celle qui a choisi de rester à la maison pour s’occuper de ses enfants.

Même avec les garderies subventionnées, je n’arriverais pas avec un salaire, explique Stéphanie. Ils sont là les enfants. À coup de trois, je suis aussi bien de les élever et de les voir grandir.

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