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Annie-Claude Luneau
Audio fil du lundi 16 avril 2018

Une première famille de réfugiés syriens arrivera à Amos en mai

Publié le

Bashar Atallah, sa femme Talin et leurs deux enfants arrivent à la fin d'un processus d'accueil qui aura duré deux ans.
Bashar Atallah, sa femme Talin et leurs deux enfants arrivent à la fin d'un processus d'accueil qui aura duré deux ans.   Photo : Facebook : Un toit pour la famille Atallah

La famille Atallah, cette famille syrienne parrainée par un groupe d'Amossois, fera bientôt son arrivée dans la région. Bientôt sept ans après le début de la guerre en Syrie, ils deviennent ainsi les premiers réfugiés syriens à prendre Amos comme terre d'accueil.

Un texte d’Angie Landry
D’après une entrevue de Félix B. Desfossés

Bashar Atallah, sa femme Talin ainsi que leurs deux jeunes enfants arriveront en Abitibi-Témiscamingue au milieu du mois de mai prochain, à la fin d'un processus d'accueil qui aura duré un peu plus de deux ans.

Refugiée au Liban depuis environ deux ans, c’est finalement le 18 mai que la famille Atallah foulera le sol du Canada, notamment grâce au travail et aux démarches d’un groupe de cinq citoyens d’Amos qui souhaitaient parrainer ceux qui ont dû quitter, à contrecœur, leur pays en guerre.

Faire une différence

Un des membres de ce groupe, Christian Leblanc, avoue que la venue des Atallah résulte d’un processus long et complexe. Il estime toutefois que l’arrivée de la famille à Amos représente l’aboutissement d’un projet « dont l’idée est venue pour faire une différence ».

Tout ça a commencé pendant ma période de chasse en 2015, alors qu’on était dans le plus gros de la crise des Syriens. Vous savez, c’est la crise qui aura engendré le plus gros mouvement de population depuis la Deuxième Guerre mondiale...

Christian Leblanc

Saisissant l’ampleur d’un tel ébranlement social, Christian Leblanc raconte qu’il a convaincu des amis de s’engager dans un parrainage privé.

Christian Leblanc et Benoît Bigué-Turcotte
Christian Leblanc et Benoît Bigué-Turcotte Photo : Radio-Canada/Émélie Rivard-Boudreau

« Les démarches, c’est quand même assez long. Il faut trouver une famille. La famille Atallah nous a été identifiée comme étant la famille qu’on allait parrainer seulement qu’en janvier 2016. À partir de ce moment, ça a pris un peu plus de deux ans pour qu’ils puissent immigrer, non seulement au Canada et au Québec, mais pour venir ici à Amos », soutient-il.

Le Canada est d’ailleurs le premier pays à adopter un modèle de double parrainage, qui allie le parrainage privé et la prise en charge par l'État. Il s’agit d'un modèle encore très peu répandu ailleurs dans le monde.

Le parrainage privé consiste pour sa part, que ce soit pour un organisme ou un individu, à assumer les coûts et les obligations de la réinstallation de réfugiés.

Malgré l'ampleur des démarches, Christian Leblanc se réjouit d’enfin connaître la date d’arrivée de la famille au Québec.

Là, vraiment, on s’est mis en branle. Il fallait trouver un logement, ce qui n’est pas toujours facile quand on en a besoin pour une autre date que le 1er juillet. On a trouvé l’endroit où les gens vont vivre, c’est très bien situé à Amos. C’est près des services, près de l’école que les enfants vont fréquenter.

Christian Leblanc
Une maison dans une rue enneigée.
La famille Atallah s'installera dans une maison près des services.   Photo : Gracieuseté : Benoît BIgué-Turcotte

Une aide inespérée

Une initiative lancée sur les réseaux sociaux en février dernier par le groupe de parrainage, dans le but de trouver un toit et des meubles à la famille, a toutefois « réellement porté ses fruits » et contribue, selon Christian Leblanc, « dans une mesure inespérée » à l’accueil des Atallah.

Le responsable de la page Facebook Un toit pour la famille Atallah, Benoit Bigué-Turcotte, avoue que la réponse de la population à l’appel lancé sur les réseaux sociaux va au-delà des espérances du groupe.

On a essayé de rendre la page Facebook la plus humaine possible, pour rassembler les gens d’Amos, puis en moins de 48 heures, on a eu énormément de partages, voire une centaine. On ne pensait pas que la communauté allait autant se mobiliser!

Benoît Bigué-Turcotte

Plusieurs biens ont été promis à la famille par les internautes qui ont contacté les membres du groupe d’accueil.

« On attendait d’avoir la date. Maintenant qu’on l’a, on prévoit deux jours pour que les gens nous apportent ces biens, pour mettre la vaisselle dans les armoires, poser les rideaux, tout ça », soutient Christian Leblanc.

C’est notamment grâce à un contact soutenu via Facebook avec le père de famille, Bashar Atallah, que Benoit Bigué-Turcotte a alimenté la page, mettant de l’avant l’histoire des Atallah.

On s’est lié d’amitié sur Facebook. On s’est mis à discuter, sur quelle était sa vie, son histoire en Syrie, et aussi le fait qu’il soit actuellement réfugié au Liban avec sa femme et ses enfants.

Benoît Bigué-Turcotte

« Même encore cette fin de semaine, je lui montrais des photos d’Amos et il se disait très impressionné par la cathédrale. Ils ont très hâte d’arriver à Amos! », se réjouit-il.

Talin Atallah et ses deux enfants ont d'ailleurs fait parvenir une vidéo au groupe d'accueil, où ils parlent français, disant « Bonjour Amos, bonjour! » à la population qui accueillera la famille prochainement.

Bashar Atallah, sa femme et leurs deux enfants arrivent à la fin d'un processus d'accueil qui aura duré deux ans.
Bashar Atallah, sa femme et leurs deux enfants arrivent à la fin d'un processus d'accueil qui aura duré un peu plus de deux ans.   Photo : Facebook : Un toit pour la famille Atallah

Bashar Atallah est agronome. Sa conjointe, Talin, est pour sa part architecte.

Leur fils de quatre ans et demi entrera à l'école primaire en septembre et le couple a aussi une fillette âgée de trois ans.

Il est toujours possible de suivre les développements sur l’arrivée prochaine de la famille sur la page Facebook Un toit pour la famille Atallah.

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