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Richard Kistabish siégera sur un groupe mondial pour les langues autochtones

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Richard Kistabish siégera sur un groupe mondial pour les langues autochtones

Rattrapage du mardi 26 janvier 2021
Richard Kistabish dans une rue de Val-d'Or.

Richard Kistabish

Photo : Radio-Canada

L'ancien chef de la Première nation Abitibiwinni et président de l'organisme Minwashin, Richard Kistabish, a été nommé sur le Groupe de travail mondial pour une Décennie d'action pour les langues autochtones 2022-2032.

M. Kistabish est l'un des trois seuls représentants choisis en Amérique du Nord pour faire partie de ce groupe mis en place par l'ONU.

L'objectif du comité, qui découle de l'Année internationale des langues autochtones en 2019, est bien sûr la survie des langues autochtones, qui est grandement menacée.

Notre langue à nous est dans cette situation-là. Remarquez, il y a beaucoup de résilience chez nous et on essaie de maintenir ce qu'on a actuellement, mais aussi, on veut aller de l'avant, essayer de la répandre et de la développer encore plus. C'est un grand défi pour la totalité des communautés, souligne-t-il.

Selon lui, la langue anichinabée a été effacée par des années de colonialisme. Il croit maintenant qu'il est temps que les gouvernements mettent en place des mesures pour la conservation de la langue, mais aussi des traditions autochtones.

Les gouvernements, les autorités de tous les niveaux doivent contribuer au retour de toutes ces affaires-là, ils doivent reconnaître ces affaires-là. Et pour le faire, il y a toutes sortes de petits projets qu'on peut faire, il y en a des multitudes d'idées qu'on a, qui se développement lorsqu'on parle de ces situations-là. On a juste à prendre l'exemple de la disparition des caribous, on a des exemples à apprendre en maudit de ça, affirme M. Kistabish.

Au-delà de la survie de la langue, il en va de la survie de l'identité anichinabée, ajoute Richard Kistabish. La langue étant une question d'identité, c'est le rétablissement de notre dignité et de notre fierté qui est importante. Une fois ces choses-là accomplies, ou d'avoir essayé de les accomplir ou de les atteindre, on aurait une meilleure société, c'est sûr. On serait peut-être les premiers bénéficiaires de ça, mais vous, la société en général, vous en bénéficieriez aussi, avance-t-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

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