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Hydro-Québec laisse couler des milliers de litres d’eau

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Hydro-Québec laisse couler des milliers de litres d’eau

Rattrapage du vendredi 4 décembre 2020
Un évacuateur de crue d'Hydro-Québec.

Les évacuateurs de crue fonctionneraient à plein régime au barrage LG-3.

Photo : Facebook

Des évacuateurs de crue d'Hydro-Québec sont présentement ouverts et laissent couler des milliers de litres d'eau et, par le fait même, d'énormes revenus potentiels pour la société d'État.

Des portes d'évacuation sont ouvertes du côté de LG-3, LG-1, Eastmain et Laforge. Je veux vous rassurer tout de suite, nuance Francis Labbé, porte-parole d'Hydro-Québec. Quand on regarde des images où on peut voir cette eau-là, ça peut avoir l'air impressionnant, mais en réalité, c'est une fraction de la production annuelle d'Hydro-Québec qu'on laisse aller. On la laisse aller pour une très bonne raison, c'est que nos réservoirs sont pratiquement pleins.

L'une des raisons pour ce surplus d'eau est que moins d'électricité a été consommée cette année durant la pandémie. C'est une des deux explications principales à ce qui se passe; la demande est moins grande. La pandémie, -4 % de ventes au Québec, -8 % dans l'industriel et dans le commercial. Il y a aussi le fait que nos exportations ont diminué de façon importante, parce qu'il fait doux cet automne, et c'est particulièrement vrai dans le Nord-est américain, où on a le quatrième mois de novembre le plus doux depuis les années 50, indique M. Labbé.

D'autre part, on a nos stocks qui sont remplis. Nos réservoirs sont pleins de 95 à 97 % de capacité. Ça s'explique de deux façons, encore une fois. Les quatre à cinq dernières années ont été particulièrement importantes en termes d'hydraulicité. Beaucoup de pluie, de précipitations, donc des réservoirs en général assez remplis. Mais cet automne, en particulier, on a eu beaucoup d'eau. Depuis le 1er septembre, on a entre 30 et 45 % de plus que la normale de précipitations qui sont tombées sur le nord du Québec, ajoute-t-il.

Hydro-Québec achète chaque année de l'électricité à des compagnies privées, notamment éoliennes. La société d'État pourrait-elle acheter moins de cette énergie et se contenter de produire avec ses bassins hydroélectriques? Ça dépend des contrats, réplique Francis Labbé. Ça dépend des ententes qu'on a avec les joueurs en question. Dans certains cas, c'est possible d'interrompre l'achat pour privilégier une production ailleurs, dans d'autres, ce n'est pas possible, tout dépend de la nature du contrat singé. Mais en général, ce qu'on essaie de faire, par exemple, c'est qu'on a diminué la production du côté du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Mauricie pour pouvoir permettre un maximum de production du côté de la Baie-James. C'est une des choses qu'on fait, on essaie de jouer avec notre parc de production de manière à privilégier les endroits où on a des surplus d'inventaires.

Certaines études tendent aussi à prouver que les changements climatiques pourraient avoir un impact sur la quantité de précipitations qui tombera sur le Québec l'automne. Nous ce qu'on doit faire, c'est prendre acte de ça et adapter la gestion de nos réservoirs en conséquence. Mais oui, c'est possible que les changements climatiques aient quelque chose à voir avec ce qui se passe, ceci dit, je dois aussi vous dire que d'un autre côté, il y a eu des années par le passé, comme la fin des années 70, où il y a eu de fortes hydraulicités comparables à ce qu'on a là et entre là et maintenant, il y a eu des périodes beaucoup plus sèches, alors bien malin celui qui pourra prédire comment ça va se passer, fait remarquer Francis Labbé.

Le porte-parole d'Hydro-Québec assure que la quantité d'eau écoulée présentement ne représente aucune menace d'inondation. Pas du tout, rétorque-t-il. La quantité, je vous rappelle que c'est une quantité minime. [...] Quand on évacue cette eau-là, on l'évacue par les évacuateurs de crue qui ont été conçus justement pour laisser sortir un trop plein d'eau si jamais on était dans une période de forte hydraulicité, comme c'est le cas. L'eau suit un canal prédéterminé, regagne le lit de la rivière et je vous assure une chose, c'est que nos gestionnaires en hydrologie s'assurent que même si on fait des déversements, que le débit normal de la rivière soit respecté à ce temps-ci de l'année pour ne pas entraîner justement des érosions supplémentaires inutiles.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

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