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Survivre à la violence conjugale : une photographe et conférencière monte une exposition virtuelle

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Survivre à la violence conjugale : une photographe et conférencière monte une exposition virtuelle

Rattrapage du mardi 1 décembre 2020
Une jeune femme assise en tailleur se prend en photo dans le miroir.

Annick Fluet, photographe et conférencière, témoigne de son passé de violence conjugale.

Photo : gracieuseté Annick Fluet

La photographe et conférencière rouynorandienne Annick Fluet lance une exposition numérique dans le cadre des 12 jours d'action contre la violence faite aux femmes.

La photographe avait commencé à monter son exposition depuis un certain temps déjà, mais la pandémie de COVID-19 l'a poussée à la transformer en exposition virtuelle. C'est une exposition qui est basée sur des expériences personnelles, mais aussi sur des expériences de certaines survivantes [de la violence conjugale], indique-t-elle.

En 2021, l'exposition et la conférence qui l'accompagnent devraient être bonifiées une fois que les événements publics seront de nouveau permis. C'est ce qui a fait en sorte que je me suis dit "j'ai vraiment de belles images, j'ai un message à partager aux gens", et souvent, en tant qu'artiste, c'est justement ça qu'on veut, le partage, donc c'est pour ça que j'y suis allée avec une exposition numérique en ne révélant que 12 images de l'exposition, qui vont avec les 12 jours d'action, explique Annick Fluet.

Un recueil de textes accompagnant l'exposition et les conférences devrait aussi être lancé en 2021. Ce sont des survivantes qui, dans l'anonymat, avec moi, on a fait un recueil. Ça vient aussi avec les images pour chaque témoignage de survivante. C'est vraiment une oeuvre globale de sensibilisation, ajoute la photographe.

Ce que je trouve important de transmettre, c'est le fait que la violence n'est pas toujours physique. Dans notre société, on a tendance à voir la violence conjugale comme quelque chose de physique, c'est de se faire puncher dans la face. Si tu n'as pas d'oeil au beurre noir, tu n'as pas vécu de violence conjugale aux yeux de certaines personnes, alors qu'il y a la violence verbale, la violence psychologique, la violence économique, la violence sexuelle et maintenant technologique qui est super présente chez les jeunes.

Annick Fluet, photographe et conférencière

Elle souhaite ainsi montrer qu'aucune forme de violence n'est pire ou moins pire qu'une autre. Une victime qui vit de la violence verbale peut avoir autant de cicatrices qu'une femme qui a vécu de la violence physique, autant qu'une femme qui peut avoir été privée de sa liberté économique toute sa vie, souligne-t-elle.

Ses photos sont publiées à raison d'une par jours pendant les 12 jours d'action contre les violences faites aux femmes. Elles peuvent être consultées sur sa page Facebook Annick Fluet Photographe & Conférencière (Nouvelle fenêtre).

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

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