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La Coopérative de développement régional du Québec reçoit des fonds

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

La Coopérative de développement régional du Québec reçoit des fonds

Rattrapage du mardi 1 décembre 2020
Deux mains ouvertes l'une vers l'autre, dessinées à la craie sur un tableau noir. Entre elles est posé le signe $ découpé dans du papier.

Les coopératives permettent de partager les profits de l'entreprise entre les membres.

Photo : iStock

La ministre responsable du développement régional a annoncé lundi une enveloppe de 137 millions de dollars qui sera consacrée aux entreprises d'économie sociale, notamment pour permettre leur relance économique post-COVID. La Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ), qui a un bureau en Abitibi-Témiscamingue, pourra bénéficier de cette aide offerte dans le cadre du Plan d'action gouvernemental en économie sociale (PAGES).

La coopérative est encore bien peu connue dans la région. Notre mission est essentiellement d’accompagner les projets d’entreprises collectives, surtout sous forme coopérative, indique Evan Murray, directeur régional. Des gens, des entreprises qui se regroupent ensemble pour se développer une entreprise, partager des équipements, mutualiser des besoins, c’est vraiment ça qu’on fait au quotidien.

On fait un travail de l’ombre, parce qu’on aime mieux mettre de l’avant les coopératives qu’on accompagne, mais ce plan d’action gouvernemental va nous permettre d’être un peu plus proactifs, vous allez un peu plus entendre parler de nous, ajoute-t-il.

Bien qu’elle ait agi en coulisses, la CRDQ-AT a aidé à la mise sur pied de nombreuses coopératives de la région. On n’a qu’à penser au Vol du colibri, à Rouyn-Noranda, par exemple. Il y a une coop de services agricoles à Belcourt, il y a la coop de l’UQAT en mode librairie, ce sont toutes des coops qui répondent aux besoins de leur monde, qui sont là pour générer de la valeur pour leurs membres, mais qui sont gérées de façon collective, c’est vraiment le propre des coopératives, explique M. Murray.

L’économie sociale ou collective est souvent méconnue, mais contribue à l’économie globale de la région. Si on prend les données d’Espace entrepreneuriat collectif, qui est le pôle d’économie sociale dans la région, ils recensaient 4350 emplois en Abitibi-Témiscamingue qui sont dans le giron de l’économie sociale, de l’entrepreneuriat collectif. Ce n’est pas anodin. Il y a beaucoup de gens qui travaillent et qui génèrent de l’activité économique, souligne le directeur.

Plusieurs secteurs stratégiques seront privilégiés lors du déploiement du PAGES, dont l’autonomie alimentaire. Tous les projets maraîchers ou de petites cultures plus intensives, on en voit beaucoup, on nous sollicite souvent pour ces petites productions-là, confirme Evan Murray. La reprise d’entreprises sous un modèle collectif pour éviter des fermetures ou des déménagements de siège social est également à considérer, croit-il, tout comme l’économie circulaire.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.

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