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Capsules sur la violence conjugale créées par le Centre l’Érige d’Abitibi-Ouest

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Capsules sur la violence conjugale créées par le Centre l’Érige d’Abitibi-Ouest

Rattrapage du jeudi 26 novembre 2020
Le poing d'un homme avec la silhouette floue d'une femme derrière.

Le confinement qui découle de la pandémie de coronavirus est un facteur aggravant de la violence conjugale.

Photo : iStock

Dans le cadre des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, le Centre de Femmes l’ÉRIGE, situé en Abitibi-Ouest, a développé plusieurs outils accessibles en ligne.

L’équipe derrière ces outils et ces capsules travaillent sur ce projet depuis 2019. Elles souhaitaient créer des outils de sensibilisation à la violence pour la population depuis longtemps.

Julie Frenette, intervenante au Centre de Femmes l’ÉRIGE d’Abitibi-Ouest, affirme que leur mission est « d’améliorer les conditions de vie de toutes les femmes en Abitibi-Ouest ». Contrairement aux maisons d’hébergement, l’ÉRIGE n’est pas un centre d’urgence, et accueille toutes les femmes, même si elles ne sont pas en situation de violence conjugale.

Étant donné l’absence d’une maison d’hébergement en Abitibi-Ouest, l’ÉRIGE est l’un des services les plus accessibles pour celles qui souhaitent obtenir du soutien.

Pendant les 12 jours d’action, le Centre a organisé des capsules, des formations et des ateliers accessibles via leur page Facebook Rien de tout ça n’est banal (Nouvelle fenêtre).

Tous les ateliers et formations en ligne seront offerts gratuitement à toute la population, et commenceront pendant le mois de janvier 2021.

Parmi les sujets qui seront abordés : la violence sexuelle au sein du couple, le témoignage d’une femme qui a vécu de la violence conjugale pendant plusieurs années, pourquoi les femmes sont les principales touchées par la violence conjugale et que se passe-t-il avant, pendant et après le passage en maison d’hébergement. Certains outils prendront la forme de bandes dessinées et sont pour rejoindre les jeunes femmes et adolescentes.

On reçoit en moyenne, au Centre de Femmes, une centaine de femmes en violence conjugale par année. Quand une femme se présente à nous, on va explorer avec elle les options qui s’offrent à elles. Parfois, c’est d’aller dans son réseau familial ou d’amis, mais parfois, aussi, c’est de voir avec elle si c’est quelque chose qui lui tenterait d’aller en maison d’hébergement ailleurs en région. Si oui, on va faire les démarches avec elle pour qu’elle soit admise, mais, malheureusement, ce qu’on observe (...) c’est que très peu de femmes vont se tourner vers cette option-là.

Julie Frenette, intervenante au Centre de Femmes l’ÉRIGE d’Abitibi-Ouest

Aller vivre dans une autre MRC peut précariser beaucoup la situation des femmes. Leur enfant devra changer d’école pour un moment, si elles ont un emploi elles devront voyager tous les jours ou le quitter. « C’est pourquoi ce serait important d’en avoir une, une maison », conclu-t-elle l'intervenante pour l'ÉRIGE.

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