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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Rattrapage du mercredi 25 novembre 2020
La femme pose dans les marches à l'intérieur du palais de justice de Rouyn-Noranda. Elle ne sourit pas.

Pour Cathy Allen, il est difficile pour les présumées victimes de traverser tout le processus.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

La Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes a lieu le mercredi 25 novembre.

Cathy Allen, gestionnaire de l’organisme communautaire Alternatives pour Elles affirment voir des changements au niveau de la prise en charge des victimes de violence, et que celles-ci prennent des actions plus rapidement pour s’en sortir, surtout les jeunes femmes. Celles-ci sont d’ailleurs mieux informées des services offerts pour les aider.

Il y a assurément des avancées, il y a réellement une meilleure prise en compte de la violence faite aux femmes, de la violence conjugale. Un plus grand travail de collaboration entre les différents partenaires. Donc, c’est sûr qu’on observe des changements dans nos organisations qui nous donnent espoir que les choses changent, avancent, explique-t-elle.

La pandémie a affecté leurs services, notamment au niveau de la maison d’hébergement. Il y a eu une grande baisse de la demande ce printemps, mais les services sont maintenant repris. La maison a des lits de disponible et beaucoup de services de soutien à offrir, malgré le manque de ressources.

Régionalement, je trouve qu’il y a quelque chose de beau, qui se passe dans le travail de collaboration entre les différents partenaires, l’accompagnement soutenu auprès des victimes. Donc on travaille vraiment en collaboration avec les policiers, avec les procureurs, avec le CALACS, on fait équipe. On accompagne les victimes tout au long de leur démarche. Donc ça c’est beau en Abitibi, parce que c’est pas comme ça partout ailleurs.

Cathy Allen, gestionnaire de la maison d'hébergement Alternatives pour Elles

Le rapport du Comité d’expert sur l’accompagnement des victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale est attendu dans les prochains mois et les recommandations pourront aider à travailler dans une direction claire pour mieux soutenir les victimes.

Ce n’est pas normal en 2020 qu’on ait des personnes que ça prend trois ans et demi avant d’arriver à une fin de processus judiciaire. C’est insoutenable pour les victimes d’être si longtemps dans ce processus. Quand on décide de dénoncer, c’est déjà difficile à faire, donc il faut vraiment qu’il y ait un accompagnement soutenu tout au long des démarches, affirme Mme Allen.

La campagne provinciale des 12 jours d’action contre la violence faites aux femmes commence également aujourd’hui. Cette campagne vise à sensibiliser la population aux multiples visages des victimes et aux formes de violence parfois plus difficiles à identifier. Des activités de sensibilisation, des capsules de soutien seront partagées sur Internet dans les douze prochains jours.

La violence conjugale, la violence sexuelle, c’est vraiment une problématique importante qui est encore largement sous-dénoncée. Donc il reste quand même beaucoup de travail à faire, explique Mme Allen.

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