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Les peurs de nos enfants viendraient de leur observation des nôtres

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Les peurs de nos enfants viendraient de leur observation des nôtres

Rattrapage du mardi 24 novembre 2020
Les enfants s'imaginent souvent bien des choses épeurantes durant la nuit.

La peut peut assaillir un enfant durant la nuit.

Photo : iStock / fizkes

Les enfants absorbent toute l'information qu'ils peuvent recueillir de leur entourage, y compris les réactions au stress et à la peur de leurs parents ou tuteurs.

Les enfants se fient beaucoup à leur environnement familial, donc aux réactions de leurs parents pour reconnaître dans l’environnement qu’est-ce qui est potentiellement dangereux ou qu’est-ce qu’on peut approcher facilement sans crainte, nous explique Marie-France Marin, professeure au département de psychologie et chercheuse de l’Université du Québec à Montréal.

Cet apprentissage peut permettre aux enfants de développer de bonnes habitudes, et de ressentir des symptômes de stress aux bons moments, comme en traversant la rue. Toutefois, cela s’applique également aux peurs ou craintes moins fondées.

Marie-France Marin a réalisé une expérience clinique en laboratoire pour tester à quel point les enfants reproduisent des réactions de peur de leurs parents face aux mêmes stimuli.

Se fier aux réactions de nos parents, en soi, c’est une bonne chose, parce que ce sont les premiers à qui on va se référer lorsqu’on est tout-petits. Par contre, si on a un parent qui a un système de peur qui est un peu déréglé, donc qui a des niveaux de peurs très élevés ou encore une difficulté à bien réguler cette peur-là dans le quotidien, ça peut aussi se répertorier chez l’enfant, explique-t-elle.

Les enfants de parents ayant un trouble post-traumatique ou un trouble anxieux peuvent donc apprendre des signaux de peur plus amplifiés que les autres enfants, et être plus craintifs.

Réguler les peurs

Marie-France Marin affirme qu’il est possible de surmonter ses peurs en y étant exposé graduellement et dans un environnement adéquat. En commençant avec de petites expositions, l’enfant pourra éventuellement réduire sa peur.

Certaines peurs peuvent naître dans l’environnement familial. Si l’enfant ne peut confronter ses craintes, il ne pourra pas apprendre à les apprivoiser.

C’est de bien négocier notre propre anxiété ou notre propre stress, je dirais, avant de tenter de le négocier chez l’enfant. Parce que si nous on a peur, on est super affolé, ça va être difficile de dire à notre enfant « calme-toi, calme-toi. » Il faut être conséquent finalement de ce qu’on lui dit, conclut la professeure au département de psychologie de l’UQÀM.

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