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Il y a 37 ans, l'UQAT pouvait enfin voler de ses propres ailes

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Il y a 37 ans, l'UQAT pouvait enfin voler de ses propres ailes

Rattrapage du mercredi 21 octobre 2020
Une photo d'archives montre quatre hommes derrière une table, dont René Lévesque et François Gendron.

Il y a 37 ans, l'UQAT obtenait ses lettres patentes, comme le rappelle cette photo souvenir du député à la retraite François Gendron.

Photo : Facebook/François Gendron, député d'Abitibi-Ouest

Le 19 octobre 1983, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue pouvait finalement voler de ses propres ailes, alors qu'elle recevait ses lettres patentes. L'ex-député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, a souligné l'événement sur sa page Facebook.

Pour une région comme l'Abitibi-Témiscamingue, l'obtention d'une université régionale était très significative. C'était majeur pour bien des raisons. D'abord, c'est qu'il y a eu une petite équipe très déterminée. [...] On relevait de l'Ouest québécois, de Hull. On n'a rien contre l'Ouest québécois à Hull, mais nous, on prétendait que tant qu'on n'avait pas notre autonomie, nos lettres patentes qui nous consacraient, c'était difficile d'opérer avec un recteur à Hull. De temps en temps, il venait faire un petit tour en Abitibi-Témiscamingue, mais ça ne nous donnait pas la possibilité de donner la configuration qu'on voulait à notre centre universitaire, explique François Gendron.

L'UQAT a toujours été une université très proche de la communauté régionale et elle a influencé énormément le développement économique.

François Gendron, ex-député d'Abitibi-Ouest

Celui qui a été député de 1976 à 2018 rappelle que l'UQAT est également un outil pédagogique essentiel au développement de la région. C'est un facteur déterminant comme outil pédagogique essentiel quand tu veux offrir une meilleure accessibilité à de la formation, les centres de recherche, souligne-t-il.

Et pourtant, l'université aurait bien pu ne pas voir le jour sans le travail d'une poignée de personnes qui croyaient au projet, alors qu'à l'époque, il fallait 300 000 personnes sur un territoire pour justifier l'ouverture d'une université du réseau québécois. Ça prend bien plus; de la volonté, de la détermination, de la fierté, de la confiance, que des statistiques numériques. L'université a fait la preuve, et les tenants au début qui l'ont portée, qu'on était capable d'avoir une formation universitaire, affirme François Gendron.

Qu'on soit 150 000, 140 000 ou 138 000, l'important, c'est de donner la capacité que des jeunes puissent avoir une formation universitaire adéquate, dans leur milieu naturel, plutôt que de s'expatrier.

François Gendron, ex-député d'Abitibi-Ouest

Il mentionne également l'une des particularités de l'UQAT, qui est la seule à avoir opté pour le nom de la région plutôt que de la ville où elle est installée. On est les seuls qui ont fait ça au Québec, pour montrer la dimension régionale qu'ils voulaient donner, mais dans tout cet immense territoire-là, fait-il remarquer.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

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