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Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

COVID-19 et blocus : une année difficile pour les pourvoiries

Rattrapage du jeudi 24 septembre 2020
Des pancartes en français et en anglais décrivent l'étude et enquête sur la population d'orignal et demandent aux chasseurs de ne pas chasser.

Point de contrôle installés le long des jonctions de la route 117, dans la réserve faunique La Vérendrye.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

L'accès à une quinzaine de pourvoiries situées dans la Réserve faunique La Vérandrye est temporairement fermé par les blocus des communautés autochtones qui demandent un moratoire sur la chasse à l'orignal.

C’est sûr que c’est très difficile en ce moment, nos chasseurs ne peuvent pas passer. On souhaite un dénouement d’ici à demain, explique Serge Dany, président de l’Association des pourvoiries de l’Outaouais. Les pourvoiries avaient déjà eu un début d'année difficile en raison du confinement du printemps dernier.

Les propriétaires risquent de perdre jusqu’à 35 % de leur chiffre d’affaires pour la saison de chasse si le blocus n’est pas levé dans les prochains jours. M. Dany affirme qu’aucune pourvoirie ne pourrait être viable sans la chasse à l’orignal.

Il se souvient que lorsque la chasse au caribou a cessé dans le Grand Nord, plusieurs pourvoiries ont dû fermer leurs portes. La même situation pourrait arriver dans la Réserve faunique si la chasse à l’orignal venait à être interdite.

Le président de l’Association des pourvoiries de l’Outaouais affirme qu’elles souhaitent collaborer avec les communautés, puisqu’elles partagent toutes un même territoire.

Il faut que le dossier se règle, et ça, c’est hors de notre contrôle. On ne blâme pas un parti ni l’autre, on est pris dans un conflit qui nous inclut, sans qu’on ait voulu être dedans.

Serge Dany, président de l’Association des pourvoiries de l’Outaouais

Il affirme également que le cheptel dans la zone 14, où se trouvent les pourvoiries dont l'accès est barré, augmentait jusqu’en 2014. Il se questionne donc sur ce qui s’est passé durant les six dernières années pour que l’inquiétude augmente autant. Toutefois, le cheptel dans la zone 12 a effectivement baissé, et cela l’inquiète beaucoup.

Il estime que c’est la responsabilité du ministère de proposer des solutions et des mesures, basées sur des données et applicables sur l’ensemble du territoire, pas seulement pour les pourvoiries.

Il affirme que chaque pourvoirie a déjà des plans de gestion et des quotas.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

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