•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Pénurie de personnel enseignant : un pas de plus vers des solutions concrètes

Rattrapage du lundi 10 août 2020
Des élèves lèvent la main dans une classe.

La pénurie d'enseignants se fait sentir dans tout le Canada francophone.

Photo : iStock

Une professeure de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UAQT) a reçu une bourse importante pour se pencher sur la pénurie d'enseignants et de suppléants au Québec.

Alors que le domaine de l'éducation est aussi chamboulé par la pandémie de coronavirus, Geneviève Sirois recevra plus de 57 000 $ dollars sur 3 ans pour aider au recrutement et à la rétention dans le milieu dans le cadre du programme de Soutien à la recherche pour la relève professorale du Fonds de recherche du Québec.

« L'idée, c'est de mettre le doigt sur les solutions qui se sont révélées être le plus efficaces au Québec pour pouvoir mutualiser l'expérience d'un centre de services scolaire à l'autre. Ce qui a par exemple été très efficace dans certaines autres régions pourrait s'appliquer au contexte de l'Abitibi, » indique-t-elle.

C’est un projet qui s’intéresse à des solutions déjà mises en oeuvre au Québec pour contrer la pénurie d'enseignants et des suppléants, explique la professeure.

Elle souligne que le milieu de l'éducation fait face à deux pénuries.

À partir du mois d’octobre ou novembre, des Centres de service scolaires n’ont déjà plus de suppléants sur leur liste. Donc, on comprend que ce n’est pas juste un problème d’enseignants, mais aussi de suppléants, dit Geneviève Sirois.

Les mains d'une enseignante qui appuie sur le bouchon d'une bouteille de désinfectant posé sur un pupitre dans une salle de classe.

Un document déposé jeudi donne un aperçu de la nouvelle réalité qui attend les élèves et les enseignants.

Photo : Getty Images / izusek

Elle ajoute également que le plan du ministre Roberge pour la rentrée scolaire ne diminuera pas la demande d'enseignants.

« Ce qu'on a vu c'est par exemple, il va y avoir une offre de service pour les élèves qui vont être à la maison pour des raisons de santé ou qui vont être retirés pour la COVID. Il faut des enseignants pour organiser cette offre de formation à distance là. Il y a des enseignants qui peuvent avoir décidé de prendre leur retraite alors qu'ils étaient à un ou deux ans [de la retraite] vu le contexte de travail difficile. On ne sait pas trop encore vers quoi on s'en va pour septembre. »

À la fin du projet, Geneviève Sirois souhaite partager ses résultats avec les enseignants, mais aussi avec les syndicats et les instances gouvernementales.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi