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Le rôle des cours d'éducation à la sexualité

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le rôle des cours d'éducation à la sexualité

Rattrapage du mardi 14 juillet 2020
L'éducation sexuelle peut représenter un sujet délicat à aborder pour les enseignants.

L'éducation sexuelle peut représenter un sujet délicat à aborder pour les enseignants.

Photo : Radio-Canada

La vague de dénonciations d'actes de nature sexuelle répréhensibles bouleverse le monde culturel et les réseaux sociaux depuis quelques jours. L'éducation sexuelle, ou son absence, est-elle en lien avec les comportements que plusieurs ont dénoncés? Laurence Desjardins, sexologue membre de l'Ordre professionnel ds sexologues du Québec et coordonnatrice des services On SEXplique ça, parle des manquements dans l'éducation sexuelle des jeunes au primaire et au secondaire.

Quand on lui demande si la vague de dénonciations devrait nous mener à se poser des questions, Laurence Desjardins répond que oui, et ce, pour tous les enfants, peu importe leur identité de genre.

Oui, posez-vous des questions, je pense que c’est incontournable, affirme-t-elle.

Le gouvernement québécois a réinstauré les cours d’éducation à la sexualité en septembre 2018, mais selon la sexologue, les enseignants et les directeurs d’école n’ont pas les ressources nécessaires pour enseigner la matière de façon optimale.

Elle explique que le gouvernement donne une liste de contenu qui doit être enseigné chaque année scolaire. Les enseignants doivent donc monter un programme avec des objectifs, des sujets, des évaluations et les appliquer durant les années scolaires.

Les contenus ont été envoyés à toutes les écoles de la province, par contre un très petit budget a été alloué à ces contenus-là, dit Laurence Desjardins. La tâche déjà lourde des enseignants, le manque de ressources humaines et parfois de budget font en sorte que les cours d’éducation à la sexualité ne sont pas enseignés de la même façon au travers de la province.

Le symbole "homme" (Mars) et "femme" (Venus) sont dessinés dans les marques de craie sur un tableau noir.

L'éducation sexuelle sera au programme au primaire et au secondaire dès septembre 2018

Photo : iStock / seraficus

Ce n’est pas fait de façon homogène, et c’est là, la problématique, estime Laurence Desjardins.

Elle souligne aussi que l’enseignement d’éducation sexuelle demande des habiletés dont les enseignants ne sont pas tous dotés.

Parler d’ITSS, des différences sexuelles, des violences sexuelles, de consentement [...], ce n’est pas tout le monde qui est prêt mentalement et émotivement à ouvrir cette boîte de pandore là avec les jeunes, remarque Laurence Desjardins. Ainsi, elle estime que l’éducation à la sexualité est incomplète.

Elle explique que lorsque les jeunes se posent des questions, ils tendent à consulter des amis, les réseaux sociaux et la pornographie, mais que ces sources d’informations peuvent souvent être inadéquates.

On SEXplique ça

Cette organisation, dont Laurence Desjardins est la coordonnatrice, a été fondée par deux étudiantes sexologues pour offrir des contenus d’éducation à la sexualité. Maintenant, des membres de l’ordre offrent des ateliers et des conférences dans les écoles ainsi que des formations pour les enseignants.

On a développé un programme d’éducation à la sexualité numérique, clé en main, indique Laurence Desjardins. Tout est fait, et en plus on se fie à la liste des contenus demandés par le ministère.

Le programme coûte environ 200 $.

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