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Le plan bonifié de la Fonderie Horne

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le plan bonifié de la Fonderie Horne

Rattrapage du lundi 13 juillet 2020
Un quartier résidentiel juste à côté d'une zone industrielle.

Les enfants du quartier Notre-Dame, à Rouyn-Noranda, sont surexposés à l'arsenic.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La Fonderie Horne a présenté la semaine dernière un plan bonifié pour réduire ses émissions d'arsenic. Quels sont les nouveaux éléments de ce plan? Pierre-Philippe Dupont, directeur du développement durable à la Fonderie Horne, explique ces changements.

On a remplacé des projets, qui étaient peut-être bons pour la gestion des poussières totales, mais moins au niveau de l’arsenic, explique M. Dupont.

M. Dupont indique que deux nouveaux projets ont été présentés, qui n’avaient pas pu être complétés avant le dépôt du premier plan en décembre :

  • Captation et le traitement des évents de toit du secteur de l‘allée des convertisseurs et anodes
  • Captation et traitement de certains évents de toit du réacteur

Comment ça fonctionne?

M. Dupont explique qu’on a augmenté les évents de toit aux dépoussiéreurs, augmenté la capacité de traitement des dépoussiéreurs, et fermé certains évents de toit, ce qui a permis un traitement supplémentaire de certaines émissions. On effectue un processus similaire dans le secteur du réacteur.

Il affirme par ailleurs que le nouveau plan donne de meilleurs résultats que ce qui était prévu.
Cette année, à la mi-juin, on est environ à 58ng/m3, alors qu’on a terminé l’année dernière à 130mg/m3, alors c’est une réduction qui est significative, dit-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Aux premiers instants de 2020, la concentration d’arsenic dans l’air était mesurée à la station cependant un peu plus basse, à 48ng/m3. Pierre-Philippe Dupont note que les pires mois en termes d’émissions d’arsenic sont les mois de février, mars et avril.

On peut s’attendre à avoir des résultats qui vont s’améliorer d’ici la fin de l’année, dit-il.

Le plan s’échelonne jusqu’à 2021, dont la cible était d’atteindre des émissions de 100ng/m3. La Fonderie entend poursuivre la réduction des émissions même si la concentration mesurée à la station légale est sous le seuil du 100ng/m3.

Pour les gens de la fonderie, actuellement, la cible, c’est le plus bas possible, renchérit M. Dupont, qui ajoute que la Fonderie continue de développer des projets pour atteindre ce but.

À la demande du comité ARET d’installer des stations de mesure tout autour de la Fonderie Horne, Pierre-Philippe Dupont estime que la station légale actuelle suffit puisqu’elle mesure les concentrations les plus élevées du secteur.

Je vous dirais que la station légale a toujours été positionnée de façon à mesurer la plus grande concentration [...] donc le chiffre qu’on enregistre là devrait être le chiffre maximum [de concentration], mentionne-t-il.

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