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Commentaires du Comité ARET sur le plan bonifié de la Fonderie Horne

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Commentaires du Comité ARET sur le plan bonifié de la Fonderie Horne

Rattrapage du lundi 13 juillet 2020
Une cheminée de la fonderie Horne devant des conteneurs de métal marons.

Les installations de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Jeudi dernier, la Fonderie Horne a remis au comité interministériel son plan bonifié pour réduire les émissions toxiques. Ce nouveau plan remplace deux mesures du plan déposé en décembre dernier par deux autres mesures jugées plus efficaces. Que pense le comité ARET (Arrêt des rejets et émissions toxiques) de ces changements?

Valérie Fournier, co-porte-parole du Comité ARET, indique que la nouvelle est accueillie de façon positive, mais que les mesures prévues ne suffisent pas à assurer la santé des citoyens.

On a remplacé des projets qui n’ont pas beaucoup d’impacts par des projets qui en ont un peu plus plus, ce qui est tout de même positif. Par contre, l’ensemble du plan ne répond tout de même pas aux exigences d’atteindre la norme du 3ng/m3, dit-elle.

Pour écouter l'entevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Ça reste quand même dérangeant, ajoute-t-elle.

Selon le Comité ARET, il faudrait modifier la façon de mesurer et d’évaluer la réduction des émissions toxiques afin d’obtenir des données d’ensemble plus justes.

Le problème, avec les mesures, c’est que de un, on n’a pas un portrait si complet que ça. De deux, c’est très variable dans le temps d’une année à l’autre alors c’est très difficile de juger après quelques mois seulement, indique Valérie Fournier.

Deux femmes sont assises derrière une table lors d'un point de presse.

Valérie Fournier et Mireille Vincelette, co-porte-parole du comité ARET

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent Bouchard

Valérie Fournier mentionne que le comité ARET souhaite l’ajout d’autres mesures, par exemple :

  • Ils demandent une lecture en continu et non une mesure aux trois jours qui fait une moyenne des données
  • Ils veulent aussi mesurer les plus petites particules émises, car il y a des particules plus petites que 2.5 microns ne sont pas captées
  • Ils demandent aussi l’installation stations de mesure tout autour de la Fonderie

Pour permettre de vraiment évaluer si les émissions sont réduites, il faut qu’on ait toutes ces données-là, et le 3ng, ultimement c’est la cible à atteindre parce que c’est ce qui est considéré comme sécuritaire pour la santé, affirme Valérie Fournier.

Valérie Fournier croit qu’un certain laisser-aller du gouvernement au cours des dernières années a nui à la situation, qui serait moins pire aujourd’hui, selon elle, si Québec avait agi plus tôt.

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