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Vague de dénonciations de personnalités québécoises sur les réseaux sociaux

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Vague de dénonciations de personnalités québécoises sur les réseaux sociaux

Rattrapage du mercredi 8 juillet 2020
Une femme triste laisse reposer sa tête sur ses mains.

Il y a actuellement une vague de dénonciations sur les réseaux sociaux.

Photo : iStock

Une vague d'accusation concernant des actes de nature sexuelle répréhensibles a présentement lieu sur les réseaux sociaux. Pourquoi certaines victimes choisissent ces plateformes pour dénoncer les actes qu'elles ont subis? Josée Belisle, coordonnatrice administrative du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Abitibi (Calacs-Abitibi) à Amos, nous parle à propos de ce sujet.

Selon Josée Belisle, cette vague de dénonciations est une suite logique et souhaitable au mouvement #MoiAussi, il y a quelques années.
Elle affirme qu’il est temps de mettre fin au silence. C’est l’outil principal des agresseurs, ajoute-t-elle.

La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, s’est d'ailleurs exprimée sur sa page Facebook, en soutien aux victimes qui ont pris la parole.

Pourquoi dénoncer sur les réseaux sociaux?

Je crois que les victimes y trouvent du réconfort, retrouvent des victimes qui ont vécu les autres crimes qu’elles-mêmes, répond Josée Belisle. C’est comme un endroit sécuritaire pour elles de dévoiler ce qu’elles ont vécu.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Elle souligne que certaines victimes se sentent plus à l’aise de le faire sur les réseaux, sociaux, et que cela ne les empêche pas d’entamer un processus judiciaire.

Je pense qu’il faut faire attention pour ne pas mettre un en opposition à l’autre, dit-elle.

Elle mentionne que l’on conseille aux victimes d’en parler à une personne qui sera à l’écoute et qui respectera les décisions qu’elles prennent.

Ce n’est pas le système judiciaire à lui tout seul qui va enrayer les agressions sexuelles, c’est une panoplie d’outils.

Josée Belisle, coordonnatrice administrative du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Abitibi

Elle reconnaît que l’internet est un lieu où les femmes vivent beaucoup de violence, alors elles risquent de subir les contrecoups en s’exprimant sur ces plateformes.

Ce n’est pas pour rien qu’elles se taisent, elles ont des peurs, indique-t-elle.

Elle encourage la population à croire les victimes. Même si la justice prône le principe de coupable hors de tout doute raisonnable, Josée Belisle estime qu’en dehors de la cour, ce principe ne s’applique pas nécessairement.

Il ne faut pas hésiter à prendre position pour les victimes. En tant que population, on n’est pas lié à ce principe-là, on a droit à notre opinion, conclut-elle.

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