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Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Que faire à propos de l'industrie forestière et de l'accès à Internet en Abitibi-Témiscamingue?

Rattrapage du vendredi 29 mai 2020
Pierre Dufour parle durant un point de presse.

Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue et de la région du Nord-du-Québec et ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, nous parle de la situation de l'industrie forestière en Abitibi-Témiscamingue ainsi que des plans pour améliorer l'accès à Internet dans la région.

L'industrie forestière en changement

Plus tôt cette semaine, le maire de Baie-Comeau a demandé au ministre Dufour un sommet d’urgence pour sauver l’industrie forestière, mise à mal en raison de la crise de la COVID-19. Pierre Dufour précise que les usines de papier journal étaient déjà en difficulté avant la pandémie ,et que la pandémie a exacerbé les problèmes.

C’est sûr que si j’étais dans les souliers du maire de Baie-Comeau, je serais quand même inquiet parce qu’il a vécu la première fermeture d’une usine, qui est une usine de papier, et comme on le sait, l’ensemble des usines de papier journal est présentement dans une situation défavorable, mais ça, ce n’est pas seulement dû à la COVID, c’était déjà un marché qui était difficile, mais la COVID a entraîné davantage de problématiques, lance M. Dufour.

Produits forestiers Résolu possède une usine de papier journal à Baie-Comeau.

Produits forestiers Résolu possède une usine de papier journal à Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Il remarque que des usines traitant d’autres types de papier, comme le papier carton, s’en sortent mieux en ce moment. Des usines de Baie-Comeau, Amos et Alma, sont plus touchées, reconnaît-il. Cependant, Pierre Dufour reconnaît que l’industrie de la forêt a besoin d’un renouvellement et d’un certain soutien du gouvernement afin de passer au travers de la crise.

On doit miser sur cette ressource-là pour relancer l’économie et ça, c’est sûr et certain qu’on s’adresse à ça, dit-il.

Il ne pense toutefois pas qu’un sommet soit nécessaire. Est-ce qu’on a besoin d’un sommet ou davantage peut-être de discussions avec l'orientation? En ce moment, on n’est pas rendu à la phase d’un sommet, croit-il. M. Dufour mentionne des actions prises par le gouvernement québécois qui permettent de venir en aider aux entreprises des pâtes et papiers en leur donnant plus de liquidités, comme un programme pour améliorer les chemins multi-usages en forêt, le report de la facturation des volumes récoltés et l’étalement du paiement.

Un appareillage dans une usine de pâtes et papiers

L'industrie des pâtes et papiers a bien changé depuis le début du siècle, entre autres en raison de la chute de la demande pour le papier journal.

Photo : iStock / hxdyl

Je pense que ces mesures-là, qu’on met en place présentement, sont quand même une bouffée d’Air. Par contre, c’est sûr et certain qu’il y a des usines qui ont plus de difficultés, comme l’industrie du papier journal, affirme-t-il.

Garantir l'accès à Internet

Des élus de la région ont déploré cette semaine le fait que l’Abitibi-Témiscamingue ne fasse pas partie des régions qui bénéficieront du programme Régions Branchées. Pierre Dufour dit comprendre la frustration des élus et il endosse la position de la Table des préfets de la région.

Un gros plan sur un routeur sans fil sur un fond noir.

Il n’y a pas que les régions éloignées qui sont victimes de la fracture numérique : même dans les grands centres urbains, l’accès à Internet est inégal.

Photo : iStock

Il a par la suite demandé une rencontre téléphonique avec Pierre Fitzgibbon, ministre responsable de l’Économie et de l’Innovation, et son adjoint parlementaire, Gilles Bélanger et d’autres fonctionnaires responsables du dossier.

C’est très technique comme situation, rapporte M. Dufour. Certains de ces projets qui ont été soumis étaient des projets où il y avait beaucoup de chevauchement. L’objectif ce programme-là, Régions Branchées, c’est vraiment d’aller dans les petits territoires qui ne sont pas branchés et non qu’un concurrent vienne s’ajouter au portrait de la dynamique Internet.

La deuxième explication que le ministre mentionne porte sur le fait que l’Abitibi-Témiscamingue pourrait aussi bénéficier du programme fédéral du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes), qui pourrait fournir 750 millions de dolars sur 5 ans. M. Dufour assure que la région ne reçoit pas l’aide financière du CRTC, la CAQ fera en sorte de donner un service Internet.

M. Pierre Fitzgibbon nous a garanti, sur l’appel téléphonique, que s'il reste encore des secteurs de l’Abitibi qui ne sont pas couverts, il va s’assurer de remplir la promesse de la CAQ, rapporte M. Dufour, soit que l’entièreté de la région ait accès à Internet.

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