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Un congrès sur la botanique transformé en congrès virtuel

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Un congrès sur la botanique transformé en congrès virtuel

Rattrapage du jeudi 28 mai 2020
Du lichen

Le lichen est un bon exemple de collaboration probante entre deux organismes distincts, soit le champignon et l'algue.

Photo : iStock

Le congrès annuel de l'Association botanique du Canada devait avoir lieu à Rouyn-Noranda, mais on l'a transposé en ligne pour en faire un congrès virtuel. Nicole Fenton, Professeure titulaire de l'Institut de recherche sur les forêts de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), explique la démarche derrière cet événement d'envergure internationale.

Normalement, le congrès donne l’opportunité de rencontrer ceux qui oeuvrent dans le domaine, de se mettre au courant des plus récentes recherches, de faire du réseautage, et de partager des avancées de recherche.

Un hall virtuel

Le colloque ne pourra pas inclure les activités habituelles de sorties sur le terrain d'observation des plantes. Ce qu’on a pu préserver, c’est l’opportunité de partager ensemble nos résultats de recherche.Au lieu de faire des présentations devant des groupes en présentiel, on a transféré tout ça sur des plateformes sur le web, indique Nicole Fenton.

Dans le hall, on pourra trouver deux salles de conférence virtuelles, où on traitera de sujets comme le lichen, les arbres, des fougères, des plantes de sous-bois, et plus encore.

On parle à la fois de leur écologie, comment elles vivent dans la nature, mais on parle aussi de comment elles se développent, précise Nicole Fenton. Les participants pourront aussi visiter une salle d'affiche et laisser des commentaires aux personnes qui ont élaboré les affiches.

Recherches de l’UQAT

Les étudiants et professeurs de l’UQAT partageront plus de 20 communications au cours de ce colloque. Nicole Fenton mentionne notamment une étude sur les mousses de la forêt boréale.

On voulait savoir si les mousses qui étaient plus dans les forêts juste coniférines versus les mousses qui étaient dans les forêts avec des arbres de feuilles, si elles résistaient de la même façon aux changements de température, explique-t-elle.

Image en noir et blanc d'une forêt de conifères dans le brouillard.

Une forêt fortement embrumée

Photo : iStock

Le projet a permis de démontrer que les plantes ne perçoivent pas leur environnement de la même façon selon le type de forêt dans laquelle elles se trouvent.

On pourrait penser que ces forêts-là sont probablement plus résilientes aux changements qui s’en viennent au niveau de la biodiversité. Alors, on a peut-être moins à se soucier de la diversité des espèces dans ces peuplements versus les peuplements qui sont juste conifères, où on a plus de soucis pour la biodiversité des espèces.

Les forêts de conifères seraient donc plus vulnérables aux changements causés par l’activité forestière.

Le congrès aura lieu les 1er et 2 juin.

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