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Faire revivre l'art de la chapellerie artisanale

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Faire revivre l'art de la chapellerie artisanale

Rattrapage du vendredi 17 janvier 2020
Un homme portant un chapeau de feutre sourit dans nos studios de Rouyn-Noranda.

Joé Poitras

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Joé Poitras, natif de Ville-Marie et résident de Malartic, développe ses talents de chapelier. Un art qui s'est perdu, mais qu'il tente de faire revivre en créant des chapeaux de feutre.

Le jeune homme affirme avoir commencé à confectionner des chapeaux par accident. J'ai toujours eu une passion pour les chapeaux, j'achète des chapeaux, je porte des chapeaux en spectacle [il est membre du groupe Cleõphüzz]. Ça faisait longtemps que je voulais aller chez Henri Henri, à Montréal [l'un des plus vieux chapeliers encore actifs au Québec]. Je suis reparti avec un chapeau, raconte-t-il.

Un chapeau en feutre avec un bandeau de cuir et une plume sur le côté.

Joé Poitras a nommé ce chapeau « Frankenstein ».

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

C'est lorsqu'il a dit à l'employé qu'il serait compliqué pour lui de revenir à Montréal pour faire réparer son chapeau qu'on lui a suggéré d'apprendre à les faire lui-même. J'ai comme eu un déclic. Je me suis dit : "Pourquoi je ne ferais pas mes chapeaux?" lance-t-il.

Ne s'improvise tout de même pas chapelier qui veut. C'est beaucoup de recherche. C'est tabou un peu aussi, ils ne veulent pas montrer leurs trucs, il n'y a rien vraiment sur Internet non plus. Il y a des formations qui se donnent, mais il faut payer. Moi, je n'en ai pas fait, je suis autodidacte, mais j'ai fait beaucoup de recherche. Il faut écouter beaucoup de vidéos, ils disent tout à moitié, commente Joé Poitras à propos de cette tradition jalousement gardée.

Un morceau de feutre ayant une vague forme de chapeau.

Le feutre ressemble à ceci avant qu'il commence à le travailler.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Un chapeau peut être fait en cuir ou en velours, mais Joé Poitras préfère travailler le feutre. Ça prend de la vapeur pour mouiller le feutre, ça prend un moule en bois de la grandeur de la tête du client, explique-t-il. C'est même lui qui a fabriqué ses propres outils en bois.

Des outils en bois où on a gravé au fer chaud «De Joe Hats».

Les outils qu'utilise Joé Poitras pour confectionner ses chapeaux.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Après avoir passé plusieurs heures à façonner son moule, il lui faut environ une semaine, par les soirs, pour confectionner un chapeau. Il est possible de se procurer un chapeau auprès de Ole Joe Hats par Instagram ou en contactant Joé Poitras sur Facebook.

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