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Reconstituer l’évolution de la forêt avec les rapports d’arpenteurs

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Reconstituer l’évolution de la forêt avec les rapports d’arpenteurs

Rattrapage du lundi 13 janvier 2020
Jean-Pierre Saucier marche dans une forêt de conifères.

L'outil développé permet de recréer la cartographie de la forêt québécoise du 19e et du 20e siècle. (Jean-Pierre Saucier, ingénieur au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, circule dans un forêt de type Boréal.)

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Une cartographie à laquelle ont contribué des chercheurs de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) se classe parmi le palmarès des 10 découvertes de 2019 de Québec Science.

En plongeant dans les notes d’arpenteurs des 19e et 20e siècles, on a pu reconstituer l’évolution de la forêt québécoise.

Victor Danneyrolles, postdoctorant en co-direction à l’Université du Québec à Rimouski, à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et avec le ministère de la Faune, des forêts et des parcs (MFFP), explique que les chercheurs ont compilé des données se trouvant dans des cahiers de notes d’arpenteurs.

Il faut comprendre que ce sont des centaines de carnets manuscrits du 19e siècle qui ont dû être déchiffrés et transformés sous la forme de données exploitables.

Victor Daneyrolles, postdoctorant en co-direction à l’Université du Québec à Rimouski, à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et avec le ministère de la Faune, des forêts et des parcs (MFFP)

Les professeurs et les étudiants cherchaient les observations de la forêt sous forme de listes d’espèces afin de connaître le type d’arbres dans différentes zones.

À partir de ces données-là, ça nous permet de faire une cartographie de la composition des forêts du Québec au 19e siècle, indique Victor Danneyrolles.

Perturbations humaines

À cette époque, il y a environ un siècle ou un peu plus, on avait des forêts qui étaient largement dominées par des conifères, donc des épinettes, des sapins, des pins, la pruche, également, dans les zones plus dans le sud. Et si on compare avec la forêt actuelle, il y a eu une diminution de ces conifères et à la place une augmentation des feuillus, comme les érables, les peupliers et le bouleau blanc, dit Victor Danneyrolles.

Le soleil surplombe une forêt.

Une forêt d'arbres feuillus.

Photo : Radio-Canada / Jessica Blackburn

Il note d'ailleurs que l’activité humaine a causé ce changement de végétation.

Ce qu’on a réussi à montrer, c’est que c’est essentiellement dû au fait qu’avec l’augmentation de la population et l’industrialisation de la foresterie, il y a eu beaucoup de perturbations donc des coupes forestières, des défrichements pour l’agriculture, des feux de forêt liés aux humains, aussi, énumère-t-il.

Le chercheur ajoute que la forêt actuelle ne peut être qualifiée de forêt naturelle, et que la cartographie créée permet d’avoir une idée de ce qu’aurait été la forêt naturelle aujourd’hui.

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