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Des aventuriers à l’assaut de l’Amérique du Sud

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Des aventuriers à l’assaut de l’Amérique du Sud

Rattrapage du vendredi 3 janvier 2020
Frédéric Dion pose sur une falaise donnant sur une grande vallée, avec son sac à dos et son vélo à côté de lui.

Frédéric Dion, aventurier, a entamé un périple en en vélo en Amérique du Sud.

Photo : Gracieuseté : Geneviève Saint-Denis

L'aventurier abitibien Jacob Racine raconte comment lui et ses acolytes Frédéric Dion et Daniel Barriault ont survécu à des péripéties dignes d'un film d'action lors de leur voyage dans en Amérique du Sud.

Tous ces moments de doute, d’intensité-là, c’est un peu ça qui nous drive, c’est tout ça qui nous rend vivant, qui nous stimule et on touche à ce qu’on est profondément.

Jacob Racine

Annie-Claude Luneau a joint Jacob Racine par téléphone satellite.
Lui et ses deux amis sont partis du Chili pour se rendre au Brésil et ont planifié franchir 2 000 kilomètres à vélo et 500 kilomètres en radeau sur une rivière, et ce, en une cinquantaine de jours. Toutefois, leur aventure les a menés à des situations mettant leur vie en danger.

Autoportrait de Jacob Radine qui tient son vélo derrière son dos avec sa main gauche.

Jacob Racine transportant son vélo lors de l'expédition dans la forêt en Amérique du Sud.

Photo : Jacob Racine

La rivière : les risques augmentent

La partie nautique de l’aventure s’est avérée beaucoup plus ardue que prévu.

Sur papier, c’était très faisable, on avait des points de sortie, des endroits pour se ravitailler, donc il ne restait qu’à voir si la théorie collait à la réalité, et on a eu de belles surprises, des surprises intenses, rapporte Jacob Racine.

Alors qu’ils naviguaient sur le Rio Grande sur des embarcations qu’ils avaient construites avec des pneus, des crues soudaines ont causé une hausse extrêmement rapide du niveau de l’eau du Rio Grande.Les aventuriers ont dû fusionner les radeaux de Jacob et de Daniel après que l’embarcation de ce dernier ait brisé. Ensuite, les trois hommes ont remarqué que les crues spontanées transformaient les rapides de façon très rapide et radicale.

En 15 minutes, on pouvait avoir 1 pied, même 2 pieds d’eau supplémentaires, raconte Jacob Racine.

Un rivière à l'eau brune qui longe une paroi rocheuse.

La rivière (les vagues brunes sous la paroi rocheuse) que Jacob Radine, Frédéric Dion et Daniel Barriault devaient traverser en radeaux.

Photo : Gracieuseté : Geneviève Saint-Denis

Jacob et Daniel se sont ensuite retrouvés dans une situation encore plus dangereuse : ils n’ont pas pu échapper au courant et ont été pris dans un rapide qui menait à une série de rapide, puis à un canyon.

Quand on est rentré dans le canyon, on s’est dit “Comment on va faire pour arrêter?” Heureusement, la pente dans le canyon était plus douce, ça nous a ralentis, et on a réussi à trouver un contre-courant, un petit endroit où la rivière arrêtait de couler et on s’est coincé là, se souvient-Jacob.

Pendant que Jacob et Daniel traversaient les rapides tant bien que mal, Frédéric a couru le long de la rivière, pensant que ses amis étaient peut-être morts, chavirés.

Ils ont par la suite décidé de cesser la descente de la rivière pour revenir sur la route étant donné que la rivière présentait trop de dangers.

Les problèmes se poursuivent

Le problème, c’est qu’en arrêtant à l’endroit où on se trouvait tout de suite après le canyon, on venait de franchir une chaîne de montagnes qui atteignait 2500 mètres d’altitude, donc il fallait remonter avec nos vélos attachés sur nos dos cette chaîne de montagnes là, explique Jacob Racine.

Les trois compagnons ont marché dans la jungle bolivienne pour dépasser les montagnes et revenir où ils étaient partis avec leur radeau deux jours plus tôt.Cactus, tarentules, arbustes, plantes avec des épines: la forêt comptait son lot d’obstacles.

Frédéric, le surlendemain, donc plus de 24 heures après être sorti de la forêt, avait encore des épines de cactus plantées dans la peau, dans les jambes et dans le ventre. On était en train de le fouiller avec une pince à cils pour essayer de le désépinner au complet, affirme M. Racine, à bout de souffle.

Pourquoi continuer?

Parce que ça, ce qu’on a vécu là, ce n’était pas prévu, et ce qui n’est pas prévu c’est ce qu’on appelle l’aventure et c’est exactement pour ça qu’on fait ce genre de choses là.

Jacob Racine

Jacob explique qu’avant d’entamer la marche dans la jungle, ils ont évalué toutes les autres options possibles.

Il affirme que ce périple a été un défi physique de taille,mais encore plus un défi psychologique.

Frôler la mort, encore

Le soir du 31 décembre, on est arrivé devant un mur d'escalade, c’était infranchissable. Frédéric, qui est le meilleur grimpeur d’entre nous, est parti avant et a réussi à le monter, indique Jacob.

Il voulait installer une corde pour ses deux autres amis et leurs bagages, mais au-dessus de la paroi, la roche était instable, et il n’y avait pas moyen de revenir en arrière. Il a alors décidé de continuer la montée jusqu’à ce qu’il trouve une façon de contourner la montagne.

Et à partir de ce moment-là, on ne l’a plus jamais revu de toute la nuit, dit Jacob.

Pour connaître la suite du périple, écoutez la suite de l’entrevue dans l’audiofil.

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