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Un Amossois à la COP25, à Madrid

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Un Amossois à la COP25, à Madrid

Rattrapage du lundi 25 novembre 2019
Rodrigue Turgeon en studio.

Le porte-parole de l'organisme Gazoduq parlons-en, Rodrigue Turgeon, en entrevue.

Photo : Radio-Canada

L'un des cofondateurs du groupe Abitibi Gazoduq, parlons-en!, Rodrigue Turgeon, prendra part à la COP25 du 2 au 5 décembre, à Madrid.

Ici, en Abitibi, on sait qu'on demeure largement dépendant de ça [les énergies fossiles], que ce soit dans nos transports, ou également la venue du projet Gazoduq dans le portrait.

L'un des cofondateurs du groupe Abitibi Gazoduq, parlons-en!, Rodrigue Turgeon

Rodrigue Turgeon compte profiter de l'occasion pour en apprendre davantage sur les actions mises en avant-plan par l'ONU pour s'affranchir des énergies fossiles et voir s'il est possible de les appliquer dans la région.

C'est certain qu'il faut qu'on s’appuie sur ce momentum-là pour apporter des changements. L'Abitibi, en ce moment, notre structure de société fait un peu partie du problème, que ce soit par nos transports, qui sont déficients au niveau des transports collectifs et sobres en carbone, mais également nos industries, qui ont un impact immense sur les gaz à effet de serre, indique-t-il.

Gros plan d'un tuyau d'échappement d'un véhicule.

Selon le dernier inventaire du ministère québécois de l’Environnement, publié il y a un an, les émissions de GES du secteur des transports ont augmenté de 21,9 % entre 1990 et 2016. Pas moins de 43 % des émissions du Québec sont maintenant attribuables à ce seul secteur.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Le militant environnementaliste d'Amos, qui fait partie de la délégation d'ENvironnement JEUnesse au sommet international sur les changements climatiques, estime que les élus de la région doivent reconnaître l'ampleur de ce phénomène et agir en conséquence.

Je pense aussi qu'il faut dénoncer la complaisance des élus envers le projet Gazoduq, qui vient s'ajouter aux émissions totales de gaz à effet de serre, a-t-il affirmé.

Il insiste également sur l'impact des changements climatiques sur les conditions de vie des Autochtones et des populations vulnérables.

Les personnes autochtones chez nous, nos frères et soeurs, je devrais même dire davantage nos soeurs autochtones, qui sont victimes de ça, et il faut, par souci d'inclusion, réfléchir à cette crise sociale qui est exacerbée par les changements climatiques, a-t-il déclaré.

Rodrigue Turgeon compte d'ailleurs faire part de son expérience aux citoyens en publiant une chronique sur la plateforme web MédiAT.

La COP 2019 réunira à Madrid les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

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