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Félix B. Desfossés animateur de Région zéro 8
Audio fil du jeudi 3 octobre 2019

La fédération des commissions scolaires réagit au projet de loi 40

Publié le

Deux hommes parlent lors d'une conférence de presse derrière une affiche de l'Association des commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue.
Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, et Gaétan Gilbert, président de la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois et président de l'Association des commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue.   Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec s'amène pour sa tournée annuelle en Abitibi-Témiscamingue en pleine tempête.

La Coalition avenir Québec a déposé cette semaine son projet de loi visant à modifier considérablement les commissions scolaires. Ces dernières deviendraient des centres de services scolaires.

Les conseils des commissaires seraient ainsi remplacés par des conseils d’administration non élus et on viendrait donc abolir les élections scolaires.

Le président de la Fédération, Alain Fortier, craint une diminution du pouvoir des régions.

Ce qu'il faut aussi comprendre, c'est que la volonté du gouvernement, c'est de retirer les élus scolaires, qui sont une voix politique autonome et indépendante du ministre, et ça c'est extrêmement important pour une région, parce que lorsqu'il y aura des politiques extrêmement centralisées, ça va prendre une voix locale pour dire si ça a de l'allure ou ça n'a pas d'allure, souligne-t-il.

Des économies?

Avec l'adoption du projet de loi, le gouvernement caquiste prévoit économiser 45 millions de dollars sur 4 ans.

Selon le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge, la somme pourrait servir à embaucher 160 professionnels supplémentaires.

Un argument que n'achète pas le président de la Fédération des commissions scolaires.

On enlève de la démocratie pour laisser miroiter qu'il y aura plus de services à l'élève, quand dans le fond tout ce qu'ils avaient à faire, c'est mettre plus de services à l'élève s'ils souhaitent le faire. Ils n'ont vraiment pas besoin de toucher à la démocratie pour ajouter du service à l'élève. Ils ont donné un milliard de dollars dans les poches des plus nantis de cette province en réduction de taxes scolaires. Ils auraient pu, tout simplement, ajouter cette somme à l'école publique, avance M. Fortier.

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